: Dernières critiques

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ebook – livre numérique – critiques – Pour un an avec toi – Gayle Forman , Renaud Bombard

Source de la critique référencée :

pour un an avec toi de gayle forman

Un livre lumineux et fort sur le parcours de deux jeunes adultes qui convergent l’un vers l’autre en trouvant leur propre chemin dans la vie. Après le point de vue de l’héroïne, voilà celui du héros qui nous raconte ce qu’il a vécu en un an.-Livres et délices/ Forman Gayle

Prix : 10.99 €
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ebook – livre numérique – critiques – Soyez persuasif – Guy Desaunay

Soyez persuasif de Guy Desaunay

ebook – livre numérique – critiques – Le droit constitutionnel – Denis Baranger

Le droit constitutionnel fixe les limites du pouvoir politique. Il pose des normes. Mais le droit constitutionnel est aussi un ensemble d’idées et d’institutions …

ebook – livre numérique – critiques – Eleanor & Park – Rainbow Rowell , Juliette Paquereau

Il n’y en a qu’un comme lui, et il est juste là. Il sait que je vais aimer une chanson avant même que je l’écoute. Il rit à mes blagues avant même que j’arrive à la chute. Il y a…

ebook – livre numérique – critiques – Dans la peau – M. Leighton , Évangéline Caravaggio

Un triangle amoureux, sexy et assez inconsistant mais quelques rebondissements rendent ce livre attachant. A découvrir.-Romances/ Leighton M.

ebook – livre numérique – critiques – Joukov – Lasha Otkhmezuri , Jean Lopez

Une biographie magistrale de Joukov, le maréchal soviétique qui a battu les armées du IIIe Reich, par Jean Lopez et Lasha Otkmezuri.

ebook – livre numérique – critiques – Les saboteurs – Eric Le Boucher

Les saboteurs de Eric Le Boucher

ebook – livre numérique – critiques – La Discrétion – Pierre Zaoui

« Se faire subitement discret, c’est abdiquer pour un moment toute volonté de puissance. » Ou comment disparaître soi-même, pour (mieux) voir l’autre apparaître. Subtile et artistique, cette dialectique est au centre du nouveau livre de Pierre Zaoui — auteur, en 2010, d’un très bel essai sur les moments de crise existentielle, La Traversée des catastrophes. Toujours aussi attentif à la fragilité, le philosophe cherche aujourd’hui à creuser l’envers de notre modernité hyper médiatisée, dominée par le règne de la visibilité et la course vers la célébrité. Il propose une généalogie, à la force sauvage et discontinue, du concept de « discrétion » (saint Thomas, Pascal, Baudelaire, Blanchot, etc.), qu’il choisit de placer sous les auspices d’une phrase du Journal de Kafka : « Dans ton combat avec le monde, seconde le monde. » Remisés les ego surdimensionnés et autocentrés ! La discrétion n’est en rien une petite expérience privée. Cet art de disparaître au profit de l’éclosion du monde et de la beauté des choses, Zaoui le déplie et le déploie avec une grande sensibilité jusqu’à lui faire connaître un envol subversif : se faire discret, c’est résister à la caméra de surveillance de l’époque, c’est vivre une expérience politique, une disponibilité urbaine et démocratique. Pour le dire en termes discrets, c’est laisser « un peu de place aux autres et au monde ». — Juliette Cerf   | Ed. Autrement | 160 p., 14 €.

ebook – livre numérique – critiques – Le Tournoi des ombres – Hervé Jubert

Un second volet encore plus réussi que le précédent… Steampunk enthousiasmant !-Fantastique/fantasy/ Jubert Hervé

ebook – livre numérique – critiques – Le Passeur de Dieu – Michel-Marie Zanotti-Sorkine

La rencontre d’un jeune journaliste parisien et d’un vieux moine vue par le père Zanotti-Sorkine, curé d’une paroisse marseillaise.

ebook – livre numérique – critiques – La Construction de soi – Alexandre Jollien

La construction de soiLa Construction de soi rassemble une série de lettres dessinant un usage de la philosophie comme mode de vie, thérapeutique de l’âme. Ici,…

ebook – livre numérique – critiques – Sois sage c’est la guerre – Alain Corbin

Ces souvenirs de l’historien Alain Corbin sont ceux de l’enfant qu’il fut entre 3 ans et demi et 9 ans, en ces années de guerre qu’il passa à Lonlay-l’Abbaye, Domfront et Essay, en Basse-Normandie. C’est une vie d’autrefois qu’il évoque, au côté d’un père médecin de campagne antillais, catholique pratiquant, exigeant et disponible envers ses patients, dans une communauté paysanne dont les gestes et les outils semblent aujourd’hui appartenir au xixe siècle. Avec une extrême pudeur, Alain Corbin revient ainsi sur la vie qui était la sienne, sur « l’emprise de la religion » ou sur les loisirs d’un gamin sage écoutant les récits d’une vieille femme sur l’occupation par les Prussiens en 1870. La guerre, elle apparaît avec les Allemands, qui occupent sa maison, et, surtout, avec les bombardements et l’arrivée des Américains. Ce texte, très personnel, ne déroge en rien à la méthode qui a toujours prévalu chez cet « historien du sensible » : les flashs qui lui reviennent en mémoire, il tente d’en valider l’authenticité afin d’éviter les reconstructions a posteriori. Un petit texte limpide et pudique, petit bijou d’histoire. — G.H.   | Ed. Flammarion | 160 p., 15 € | Lire aussi : Les Français sous les bombes alliées, 1940-1945, d’Andrew Knapp, éd. Tallandier, 592 p., 23,90 €.

ebook – livre numérique – critiques – Faillir être flingué – Céline Minard

Après 5 heures de délibération, le 40e lauréat du prix du livre Inter est donc une lauréate, Céline Minard, qui est récompensée pour le livre faillir être flingué, publié aux éditions Rivages, en août 2013. Une grande partie de la matinée sera consacrée à la remise de ce prix, avec la présence du président du jury, cette année, Alain Mabanckou.    Le 40e Prix du #LivreInter attribué à Céline #Minard pour « Faillir être flingué » (Rivages) > http://t.co/TxeWtg3U18 pic.twitter.com/ziFo3tVQgx— France Inter (@franceinter) 2 Juin 2014 « Si on veut être un écrivain sérieux, un vrai écrivain, il faut faire de la fiction, et pas autre chose. Ou alors, on est poète, essayiste. Pour moi, le roman est LA forme de la littérature qui contient à la fois de la politique, de la pensée. Et la fiction, c’est ça qui permet de jouer avec les genres et les différentes formes de pensée, les mélanger, les englober aussi », expliquait la romancière.Un souffle parcourt l’espace inhospitalier des prairies vierges du Far-West, aux abords d’une ville naissante vers laquelle toutes les pistes convergent. C’est celui d’Eau-qui-court-sur-la plaine, une jeune Indienne dont tout le clan a été décimé, et qui, depuis, déploie ses talents de guérisseuse aussi bien au bénéfice des Blancs que des Indiens. Elle rencontrera les frères Brad et Jeff traversant les grands espaces avec leur vieille mère mourante dans un chariot brinquebalant tiré par deux boeufs opiniâtres ; Gifford qui manque de mourir de la variole et qu’elle sauve in extremis ; Zébulon poursuivi par Elie dont il a dérobé la monture, Arcadia, la musicienne itinérante, qui s’est fait voler son archet par la bande de Quibble.Et tant d’autres personnages, dont les destins singuliers, tels les fils entretissés d’une même pelote multicolore, composent une fresque sauvage où le mythe de l’Ouest américain, revisité avec audace et brio, s’offre comme un espace de partage encore poreux, ouvert à tous les trafics, à tous les transits, à toutes les itinérances.Car ce western des origines, véritable épopée fondatrice, tantôt lyrique, dramatique ou burlesque, est d’abord une vibrante célébration des frontières mouvantes de l’imaginaire. Céline Minard, en parlait sur Inter, au cours de la semaine passée   Retrouver un extrait de Faillir être flingué Le roman de Cécile Minard figurait dans différentes listes de livres pour des récompenses, au fil de l’année, et obtenu le prix ViriloAu cœur d’une rentrée littéraire faible, les jurés tiennent à souligner le plaisir de trouver un style précis et riche, qui ne s’ampoule pas de posture, mais raconte avec talent. C’est un roman aux multiples niveaux de lecture, qui éclaire les westerns crépusculaires d’un feu nouveau, aux jaillissements découpés par l’ombre portée d’un grand écrivain. C’est également une main tendue aux jurées du Femina, qui l’ont sélectionné comme finaliste. Sauront-elles enfin ne pas se tromper ?  

ebook – livre numérique – critiques – Killer Country – Mike Nicol , Estelle Roudet

Suite, de http://www.unwalkers.com/la-dette-mike-nicol-chez-ombres-noires/ Deuxième tome de cette trilogie. Bon pour en saisir toutes les subtilités il vaut mieux passer par le premier, sinon vous pouvez y aller quand même, mais bon, vous louperez un grand moment. Le deuxième est plus posé que le premier moins brutal, dans un pays pourtant plus sauvages, il y a […]

ebook – livre numérique – critiques – Le tueur intime – Claire Favan

J’ai pensé qu’une chronique réunissant les deux tomes serait plus simple qu’une sur chaque volume traitant de Will Edwards, le tueur en série imaginé par Claire Favan…   Claire Favan qui signe là ses premiers romans…Et c’est bluffant ! Si on ne le sait pas, on croit avoir à faire à un écrivain américain qui en […]

ebook – livre numérique – critiques – La Colère des anges – Jacques Martinache , John Connolly

John Connolly

ebook – livre numérique – critiques – Les Voix – Aimée F. , Nicole Anquetil

Les deux thèmes qui me désintéressent le plus au monde sont le football et la psychiatrie. Pour le football, j’y reviendrai plus tard (je vous jure que je suis en train de lire un livre sur le sujet) ; pour la psychiatrie, j’ai fait ma B.A. en lisant ce témoignage amphigourique d’une folie. Aimée F., 75 ans, instite à la retraite, fervente catholique tout ce qu’il y a d’éduqué et de stable, voit un jour un merle se poser sur le rebord de sa fenêtre et s’adresser à elle. C’est le début d’un véritable enfer : d’abord bienveillantes, les voix qu’elle entend de plus en plus fréquemment suite à cet évènement se font de plus en plus oppressantes, de plus en plus nombreuses, polluant littéralement l’existence de cette femme, la ramenant à son enfance difficile (elle a été violée par son père), l’empêchant de penser, mettant en doute sa foi, lui sussurant des propositions pornographiques, l’incitant au suicide. Vaillante, Aimée se met à écrire ce qui lui arrive, et c’est ce témoignage qu’on a sous les yeux. Rares sont les occasions d’assister ainsi à une psychose décrite par la personne qui en est victime : les hallucinations auditives de l’auteur constituent un véritable cauchemar, et on regarde cette folie se développer comme un film d’horreur. Très pratique, elle catalogue une par une les interventions des voix, omniprésentes, harcelantes, dans une sorte d’exorcisme par l’écriture. Cette froideur scientifique confère au bouquin un aspect vraiment effrayant, la répétition et la rapidité d’exécution, qui ne se soucient jamais de style ou de cohésion, servant de petite musique infernale au monde intérieur ravagé de cette femme.Ce document a servi de base à une psychotérapie effectuée par la psy Nicole Anquetil, qui livre ses réflexions dans un deuxième temps. Bon, là, j’avoue que les bras m’en sont tombés. Fan de Lacan, Anquetil se livre à une analyse alambiquée du cas d’Aimée, visiblement emballée par la complexité du cas. Sans empathie, mais avec une écriture qui ferait passer les écrits de Lacan pour un manuel de CP, elle s’enfonce bien profond dans sa bonne conscience de médecin, passant complètement à côté de ce qu’on attend : qu’est-ce qui a conduit la malade à entendre ces voix ? Que peut-on tirer de cette expérience ? Anquetil n’en tire qu’une auto-satisfaction d’érudite, qui se roule avec délices dans ses références, ses notes de bas de page et ses citations, et livre une fin de livre illisible. Du coup, on refait le tour et on se dit que le bouquin aurait été suffisant s’il n’avait fait que 50 pages (il en fait 300), et s’il s’était arrêté uniquement sur ce témoignage hallucinant et terrifiant, en en gommant les nombreuses redites, et en précisant un peu la biographie de cette Aimée F pendant sa folie. Hop, je passe au football.

ebook – livre numérique – critiques – Les Autodafeurs 1 – Marine Carteron

Les Autodafeurs 1, Mon frère est un gardien, mai 2014, 336 pages, 14 €   Les Autodafeurs commencent fort, très fort. En deux courts chapitres, Marine Carteron nous embarque dans son univers à la fois très proche de nous et plein de mystères fascinants et inquiétants. Un accident de la route, un homme en train de vivre ses derniers instants. Cet accident n’en est pas un. Cet homme est un gardien et il saura taire son secret. Il y est question de mousquetaires bien connus, d’un Livre de bord, d’un interrogatoire en latin.« Il sait que son artiste de fille saura prendre soin de son Livre et il sait aussi que son fils saura se souvenir et trouver la force de combattre lorsque le moment sera venu.Il peut mourir en paix et c’est ce qu’il décide de faire, non sans un dernier regard de mépris pour celui qui fut jadis son ami ». RédacteurMyriam Bendhif-Syllas

ebook – livre numérique – critiques – Tout ce qu’il faut savoir pour protéger votre vie privée sur Internet – Daniel-Jean David

Tout ce qu’il faut savoir pour protéger votre vie privée sur Internet de Daniel-Jean David

ebook – livre numérique – critiques – Hunger Games 2 – Suzanne Collins

Le procès fait à tout travail d’adaptation est toujours sensiblement le même : fidèle ou non au roman ? La sortie du deuxième chapitre d’Hunger Games sur grand écran déchaîne les puristes sur la toile face à un cinéaste qui se justifie d’avoir pris certaines libertés. Tandis que le deuxième volet, Hunger Games 2 – L’embrasement, cartonne en salle, les adorateurs des romans de Suzanne Collins s’offusquent néanmoins des « oublis » du film. Explications.Des oublis volontairesLe réalisateur Francis Lawrence semble parfaitement conscient de toutes les mises à l’écart qu’il a opérées dans sa transposition. Il explique en effet au micro d’Empire : « C’est vrai que la fin est un peu différente de celle du bouquin. Elle s’inspire directement du choc de Katniss, mais la performance de Jen change tout. On a travaillé cette séquence cruciale toute une journée et au final je l’ai filmée un peu différemment que ce que j’imaginais à la base. Le dialogue en revanche est exactement celui du livre. (…) Dès qu’on pouvait, on reprenait mot pour mot les échanges. » Ses propos sont soutenus par la romancière, et co-scénariste, Suzanne Collins elle-même, qui reconnaît la difficulté d’adapter un passage entier du livre : »Il y a un passage qui est une vraie « zone morte » pour une version ciné. Assez long, il fonctionne bien dans le livre, mais c’était difficile à rendre à l’écran. On aurait dû le caler dans le deuxième quart du film, une fois la Tournée de la Victoire terminée mais avant que Snow annonce le Jeu de l’Expiation. On l’a à peine évoqué dans le long-métrage, car honnêtement, on n’en avait pas besoin. Il y avait des infos importantes à ce moment là, mais on a pu les caser ailleurs. Du coup, on a gardé un rythme très soutenu, ça a accéléré le mouvement. Il y a d’autres moments du livre qu’on n’a pas pu garder – et on était triste de devoir les couper – mais c’est surtout ce long passage qu’on a supprimé. »Les éléments manquants Comme l’explique Première.fr, les scènes clés du livre sont pourtant toutes bien présentes. Mais les fans ne sont pas pleinement satisfaits pour autant. Pourquoi ? Tout simplement car pour privilégier la fluidité du film, certaines autres séquences ont été occultées. Où sont en effet passés les essayages des robes de mariée, le parcours d’Haymitch sur les jeux qu’il a remportés, la rumeur du bébé fantôme, la montre de Plutarch, la fuite de Bonnie et Twill ? Beaucoup de détails symboliques ou non qui ont leur importance notamment pour densifier un univers futuriste très détaillé dans les livres. Pour autant L’embrasement est un vrai succès commercial et artistique, puisqu’aux détails laissés de côté, le récit préfère développer d’autres aspects de la saga et conserve ainsi l’essence des mots de Suzanne Collins qui, en tant que créatrice n’en demandait pas moins !R.D.

ebook – livre numérique – critiques – La chambre bleue – Georges Simenon

Comme tout bon vieux Simenon qui se respecte, La Chambre bleue est assez captivante dans les premières pages : deux amants qui, après l’amour, se font des promesses pour la vie (elle est mordue de lui, lui mordu par elle – nuance, oui), le mari de la dame qui rôde non loin de la chambre d’hôtel, un flash forward qui annonce qu’il y a eu un drame… C’est malin, les personnages dessinés à grand trait prennent rapidement vie et on est prêt à se laisser entraîner sous les draps de cette chambre pour connaître tous les dessous de l’intrigue. Simenon est plutôt malin au niveau du suspense car pendant une bonne partie du bouquin on sait quelle personne est en première ligne au niveau de l’accusation mais la victime (ou les victimes) est laissée dans l’ombre. De même, l’on ne sait réellement si l’accusé a pété les plombs et réalisé un carnage ou s’il est tout simplement innocent, victime d’une machination qui le dépasse. En un sens, les ressorts retors de ce genre de polar sont bien en place. Mais, parce qu’il y a forcément un « mais », l’histoire se retrouve délayer sur deux cents pages et il faut bien reconnaître que le gars Georges manque un peu de souffle. Si l’on comprend les tenants et les aboutissants d’un tel procédé (le narrateur se passe en boucle le dialogue qui a eu lieu dans cette chambre bleue avec son amante, la dernière fois où il y eut des ébats : le jour où tout a basculé, le jour où notre héros a laissé faire et où tout a commencé à vraiment lui échapper), on a aussi parfois l’impression que notre ami écrivain à court d’inspiration comble un peu les vides tous les deux-trois chapitres… Certes, il se doit de remonter les jours, les semaines, les mois qui ont précédé le drame (la passion sexuelle entre les deux jeunes gens qui commettent l’un l’autre l’adultère, la prise de distance du narrateur lorsqu’il pense que le danger (le mari de son amante) s’approche…) mais diable qu’il est pénible d’avoir le sentiment de lire douze fois les mêmes pages. Heureusement, le coup de théâtre est finaud et Simenon semble in fine rattraper la sauce. Malin mais un peu longuet pour un roman plat comme une limande… En espérant qu’Amalric a fait preuve d’un peu plus de trouvailles pour tenir la distance. 

ebook – livre numérique – critiques – Toute la terre qui nous possède – Rick Bass , Aurélie Tronchet

Castle Gap figure sur la carte du Texas, on peut aussi en trouver des photos. Mais ces représentations n’égalent pas celle qu’en donne Rick Bass, au seuil de ce superbe roman méditatif, lyrique autant que méticuleux : « Castle Gap se dresse au-dessus des plaines de sarcobate vermiculé tel un mur de roche dénudée édifiée à partir des dépôts de calcaire de la chaude et peu profonde mer permienne, il y a 270 millions d’années. C’était au travers de cette faille érodée entre les larges vallées et le désert que tous les voyageurs étaient attirés – tout d’abord les hommes de l’âge de pierre, puis les Comanches et les Apaches, les Espagnols en quête d’or et d’âmes à convertir […], et plus tard les colons blancs, les meneurs de troupeaux et les convois de chariots qui approvisionnaient ces colons, pour satisfaire leurs caprices ou leurs besoins. » La phrase est lente, dense et puissante, et la description introductive donne le ton, prévient du rythme sur lequel l’écrivain américain va développer son récit – une histoire d’hommes mais tout autant le déploiement d’un espace, comme creusé par la perspective archéologique, géologique, parfois aussi mythologique ou fabuleuse que choisit Rick Bass.La barrière rocheuse et le lac salé qu’elle surplombe constituent donc le décor dans lequel il installe ses personnages : à la fin du XXe siècle, un géologue affecté au développement des forages pétroliers ; dans les années 1930, un couple, Max et Marie Omo, s’enrichissant et s’épuisant à récolter le sel du lac, et dont le destin croise un jour celui d’un éléphant, formidable masse de chair enlisée dans les dunes… Oui, il existe une poésie de la matière, minérale autant qu’organique, et Rick Bass en est l’un des plus saisissants représentants. Son inspiration, c’est dans la tectonique, les sédiments, l’argile, les traces fossiles qu’une faune engloutie a imprimées dans l’argile, qu’il la puise.

ebook – livre numérique – critiques – Corse – Collectif , Vincent Formica , Sarah Meneghello

La huitième édition du festival du polar corse et méditerranéen sera sur les rails le 18 juillet en partenariat avec les Chemins de Fer de la Corse. Au départ de Bastia, de passage à Corte, puis à Ajaccio (le 19 juillet) et au CCAS de Porticcio (le 20 juillet), le rendez-vous 2014 des amateurs de littérature policière s’annonce prometteur: deux rencontres en nocturnes sont d’ores et déjà  au programme, à la librairie Album le 18 juillet à Bastia en présence d’Elena Piacentini, d’Anouk Langaney et de nombreux autres auteurs dont Olivier Collard, Okuba Kentaro, Petr’Anto Scolca, Hervé Sard , Antoine Albertini et Jean-Pierre Orsi, et sur la place Foch à Ajaccio le 19. Une petite surprise de 80 pages attend également les lecteurs : un recueil collectif dédié au train de la Corse, rassemblant Elisabeth Milelliri, Eric Patris, Ugo Pandolfi et Jean-Paul Ceccaldi, est publié  par les éditions Ancre Latine en partenariat avec les CFC à l’occasion de cet événement. Tous les renseignements sur le blog officiel du polar en cavale.

ebook – livre numérique – critiques – Les sautes d’humour de Winston Churchill – Winston Churchill , Hélène Hinfray

Maître es saillies incontestable, Winston Churchill inaugure la nouvelle collection « Les sautes d’humour. » On y trouve ses textes les plus divertissants sur la politique, les animaux, les femmes ou sur lui-même.

ebook – livre numérique – critiques – Angor – Franck Thilliez

Camille Thibault est gendarme dans le nord de la France. Depuis sa greffe du cœur, ses collègues s’inquiètent pour elle. Chaque nuit, elle fait des cauchemars où une femme séquestrée l’appelle au secours. Un rêve tellement vrai, comme un souvenir… celui de son donneur ?Camille n’a plus qu’une obsession : retrouver son identité et découvrir […]

ebook – livre numérique – critiques – Les Trois Mousquetaires – Alexandre Dumas , Sylvain Ledda , Jacques Suffel

Le célèbre roman d’Alexandre Dumas trouvera une seconde jeunesse en janvier 2014 grâce à The Musketeers, une adaptation en série pour la chaîne britannique BBC One. On se souvient de l’adaptation au cinéma par Paul W.S. Anderson des Trois Mousquetaires, sorti en 2011. Aujourd’hui, c’est en série que l’ouvrage culte d’Alexandre Dumas s’anime. La diffusion de The Musketeers débutera en janvier 2014 sur la BBC One. Un casting « made in England » Le casting de la série regroupe la crème des acteurs de séries britanniques. C’est Luke Pasqualino – un des héros de Skins saison 3 et 4 – qui incarnera le jeune d’Artagnan, tandis que Tom Burke (The Hour) et Santiago Cabrera (Heroes, Dexter) joueront respectivement Athos et Aramis. De son côté, Peter Capaldi (le Seigneur de Temps dans Doctor Who) campera le rôle du grand rival, le Cardinal de Richelieu.  Créée par Adrian Hodges (Survivors, Primeval), la série The Musketeers a déjà dévoilé sa bande-annonce, que voici. S.J.

ebook – livre numérique – critiques – Oublier Camille – Gaël Aymon

C’est une histoire d’amour qui finit mal. Trois ans qu’ils étaient ensemble. Plus ou moins. Camille, il l’aimait à la folie depuis le collège, mais il n’a jamais su lui dire. Il a raté leur rendez-vous le plus crucial, celui où elle attendait qu’il se livre enfin. Mais il n’a pas osé et il l’a perdue.Yanis entre en seconde et il voudrait oublier Camille. Pas simple. Pas simple de tirer un

ebook – livre numérique – critiques – Samsung Galaxy S5 Pour les Nuls – Bill Hughes

Samsung Galaxy S5 pour les Nuls de Bill Hughes

ebook – livre numérique – critiques – Lino Ventura – Philippe Durant

Une formidable et très équilibrée biographie, bourrée d’anecdotes et même révélations, pour au final nous présenter un être profondément attachant, très humain, nuancé… Extrêmement documenté, sérieux et passionnant !-Livres et délices/ Durant Philippe

ebook – livre numérique – critiques – Mes Seuls buts dans la vie – Pierre-Louis Basse

CHRONIQUE – Bernard Lehut évoque chaque dimanche midi des ouvrages qui marquent l’actualité littéraire. Cette semaine : « Mes seuls buts dans la vie » de Pierre-Louis Basse.

ebook – livre numérique – critiques – La Divine comédie – Dante Alighieri

La Divine Comédie, poème épique de l’humaniste florentin du Trecento, Dante Alighieri, a su inspirer de nombreux artistes à travers les âges. Si bien que des grands noms comme Gustave Doré, Sandro Botticelli, Alberto Martini ou Salvador Dalí, parmi d’autres encore, l’auront illustrée à leurs façons. À l’abri de la British Library, est conservé un manuscrit enluminé que les conservateurs désignent sous le nom de Yates Thompson 36.    Charon, Dante et Virgile sont sur un bateau…   Illustrée par un certain Priamo della Quercia, pour ce qui est du Purgatoire et de l’Enfer, et Giovanni di Paolo en ce qui concerne le Paradis, cette édition aurait été publiée à Sienne aux environs de 1450 pour un commanditaire inconnu et comprend plus d’une centaine de miniatures. Un riche ouvrage qui aurait notamment appartenu à  Alphonse V, roi d’Aragon, de Naples et de Sicile. Les deux illustrateurs, de grands noms de leurs temps, témoignent de styles distincts. Le premier, di Paolo, s’inscrirait dans la veine des artistes siennois de la fin du XIVe siècle. Certains experts le décrivent comme riche en interprétation graphique du poème, retranscrivant les mots de l’auteur, mais aussi leur sens.  La patte artistique de della Quercia, quant à elle, serait davantage représentative de l’art florentin de la fin du siècle suivant, plus réaliste que le courant dans lequel s’inscrit son pair, une influence qui serait notamment reconnaissable à son usage des contours et ses représentations de nus. Pour la British Library, le manuscrit aurait donc probablement coûté très cher à son commanditaire. On peut découvrir un certain nombre d’illustrations sur son site, et un échantillon ci-dessous, avec notamment les armoiries d’Alphonse, mort en 1458, qui pourrait donc bien être ledit commanditaire du manuscrit  :  {CARROUSEL}

ebook – livre numérique – critiques – Oscar Wilde et le mystère de Reading – Gyles Brandreth

Je l’avoue, cette série écrite par Gyles Brandreth est devenu un petit plaisir coupable. Après « Oscar Wilde et les crimes du Vatican », je me suis procuré le dernier en date de la série, « Oscar Wilde et le mystère de Reading » et je suis maintenant un amateur et un fan convaincu. J’adore cette série et j’ai commandé les premiers.On retrouve dans ce roman, le flamboyant Oscar Wilde, perdant de sa superbe quand il est emprisonné à Reading, accusé de sodomie et condamné aux travaux forcés (Un fait réel !). Le roman commence à sa sortie de prison, il se rend à Dieppe où il rencontre un mystérieux étranger, très intéressé à connaître l’histoire de ses deux dernières années, comme prisonnier.Commence alors, ce long récit, des jours sombres du poète, emmuré dans une prison lugubre et entouré de compagnons tout aussi condamné au silence et aux durs travaux. Sur cette terrasse du Café Suisse, l’atmosphère généreusement arrosée d’un flot continue de Perrier-Jouet, le volubile Oscar Wilde racontera les misères et les souffrances qu’il a subies.Un récit passionnant qui m’a rappelé, parfois, l’extraordinaire roman de Sam Millar, « On the Brinks » où l’inconfort des prisons britanniques et la violence des gardiens se vivent au quotidien des prisonniers.Rien de banal dans l’histoire de Wilde !« Tout dans ma tragédie est hideux, infâme, repoussant, dénué de style. »Les longues journées de travaux qui écorchent la peau des doigts, le silence et l’isolement à tous les moments de la journée, les repas infects, le manque de contact humain et tout ce temps, à ne rien faire, ce temps perdu dans la noirceur de sa cellule sale et froide. Et d’étranges discussions avec un autre prisonnier, A. A. ; inquiétant, manipulateur, à l’esprit tordu et aux amitiés calculatrices.Deux années éprouvantes pour le dandy de la littérature anglaise, 24 mois de torture physique et mentale, avec peu d’espoir d’en sortir vivant !Heureusement (?), un des gardiens est assassiné et Oscar se met à enquêter, à essayer de faire la lumière sur les circonstances nébuleuses de cet acte de violence perpétré sur un des gardes les plus violents et profiteurs.L’espoir renait ! Oscar Wilde semble revivre.Quelques extraits pour vous convaincre … :« … avant sa chute et son incarcération Oscar Wilde était un homme heureux. Le bonheur était, pour ainsi dire, l’essence même de sa personnalité. Oscar Wilde était une fête – c’était une fête d’être avec lui, une fête de le connaître. Il aimait la vie : il la savourait. »« Je méprise les journalistes : ils passent leur temps à s’excuser en privé de ce qu’ils ont écrit en public. »« Mon séjour à Pétonville fut un enfer. Pendant quatre semaines, j’endurai la torture du moulin. Heure après heure, jour après jour, nous étions trente-deux malheureux anonymes, silencieux, sans visage, enfermés dans une gigantesque roue en bois où nous marchions, marchions, marchions – sans autre but que notre humiliation. »Bonne découverte et bonne lecture !Oscar Wilde et le mystère de ReadingGyles BrandrethGrands détectives 10-182013402 pa

ebook – livre numérique – critiques – Vers un nouvel ordre du monde – Gérard Chaliand , Michel Jan

Vers un nouvel ordre du mondeFinalement, la domination absolue de l’Occident, européen puis américain, n’aura duré que deux siècles. Un nouvel ordre du monde…

ebook – livre numérique – critiques – Transformation digitale – David Fayon , Michaël Tartar

Transformation digitale de David Fayon et Michael Tartar

ebook – livre numérique – critiques – Adieux au capitalisme – Jérôme Baschet

Adieux au capitalisme de Jérôme Baschet

ebook – livre numérique – critiques – J’étais nu pour le premier baiser de ma mère – Tchicaya U Tam’ Si , Boniface Mongo-Mboussa

J’étais nu pour le premier baiser de ma mère, Édition présentée et préparée par Boniface Mongo-Mboussa, Gallimard, coll. Continents noirs, novembre 2013, 595 pages, 22 €  On étouffe et sombre à moins ! Imaginez : une séparation d’avec la mère à l’âge de quatre ans (mère et fils ne se reverront que près de cinquante ans plus tard), un père député du Moyen-Congo à l’Assemblée nationale française aux côtés de… Léopold Senghor et Aimé Césaire, une entrée au collège à Orléans à un âge (14 ans) où les autres s’apprêtent à le quitter, une infirmité que trahit chaque pas qu’il fait (pied bot)…A sa mort en avril 1988, en Normandie, Tchicaya U Tam’si laisse une œuvre considérable faite de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre et surtout de poèmes dont la publication aujourd’hui en un volume par Gallimard Continents noirs ne pèse pas moins de cinq cents pages. Ce tome I des œuvres complètes est donc uniquement consacré à sa poésie. L’écrivain et historien des littératures francophones, Boniface Mongo-Mboussa, a déployé beaucoup de talent et de patience pour rassembler des écrits éditorialement dispersés au long de trois décennies. Il lui donne judicieusement un titre emprunté au poète lui-même et qui dit sans aucun doute la genèse de son œuvre. RédacteurTheo Ananissoh

ebook – livre numérique – critiques – Le langage – Collectif , Bernard Pottier

Il est des personnages de fiction qui marquent fortement l’imaginaire collectif par leur profondeur de caractère. Et si bien que les noms de certains d’entre eux en viennent parfois à obtenir leur place dans les dictionnaires de la langue courante. On s’était déjà penché sur les appellations de troubles psychologiques inspirées par des livres, mais l’inventaire était encore loin d’être exhaustif. Les futurs spéléologues de l’onomastique risquent fort de remonter un jour jusqu’à notre littérature.   Gargantua par Gustave Doré  Parmi les grands malades de la littérature ayant légué leurs noms à la science, où plutôt à ses syndromes psychologiques, se retrouvaient notamment Alice au Pays des Merveilles, Dorian Gray, le Baron de Münchhausen, Othello ou encore Peter Pan. Mais ces cas ne sont pas isolés. On pourrait encore citer des pathologies baptisées en l’honneur des mythes de la Grèce antique, et autres héritages plus optimistes. Ainsi le terme mentor, a été repris du patronyme d’un conseiller fictif d’Ulysse au cours de son Odyssée. Dans la langue anglaise du 18e siècle, apparut également l’expression Bluebeard, inspiré du Barbe-Bleue de Charles Perrault, et qui allait désigner de manière générale les violenteurs de femmes. Par extension un placard de Barbe-Bleue désigne en la langue de Skakespeare un endroit où quelqu’un semble cacher quelque secret… Perrault a également donné lieu à l’expression peau d’âne, en français, qui désigne une affabulation. La littérature nous en met parfois plein la vue, si bien qu’un coloris ainsi qu’un type de céramique oriental ont hérités tous deux du nom du berger Céladon. Un personnage qui dans le roman pastoral L’Astrée, de Honore d’Urfé, porte toujours des rubans vert. De même, les géants de Rabelais, Gargantua et Grandgousier, ont donné lieu à des définitions à leur démesure. Gargantuesque exprime l’idée d’une forte proportion, quand un Grandgousier désigne quelqu’un capable d’avaler à peu près n’importe quoi. Et le dictionnaire ne s’ouvre pas qu’aux vieux classiques poussiéreux. Les fans de comics et de superhéros connaissent notamment Brainiac, un antagoniste de Superman apparu dans une publication Action Comics de 1958. Le nom du vilain, très intelligent, serait devenu depuis chez les anglophones un surnom courant pour désigner toutes sortes de geeks et d’intellos. Comme quoi le dico est au moins partiellement dû à un véritable patchwork de concepts littéraires. Une pratique qui en anglais pourrait éventuellement être qualifiée par le verbe Frankenstein, un romantique clin d’oeil à Mary Shelley figurant dans le Oxford English Dictionary…  Nous voilà avertis, il faudra faire attention à ce que les noms ne se retournent pas contre leurs auteurs.

ebook – livre numérique – critiques – Le miroir brisé – Jonathan Coe

Claire, huit ans, découvre dans une décharge un morceau de miroir en forme d’étoile. Pour la jeune fille, la trouvaille se révèle extraordinaire puisque ce miroir reflète non pas la réalité mais « des choses deux fois plus passionnantes et cent fois plus magiques que le quotidien prosaïque qui l’entoure de toutes parts. » Alors non, Claire ne basculera pas, tel Alice, de l’autre coté du miroir.

ebook – livre numérique – critiques – Ne lâche pas ma main – Michel Bussi

La réédition de ce roman coïncide avec la parution du nouveau livre inédit de Michel Bussi aux Presses de la Cité : N’oublier jamais (non, il n’y a pas de faute d’orthographe !) et dont la chronique sera disponible dans quelques jours. En attendant, savourez Ne lâche pas ma main ! Et ne me[…]

ebook – livre numérique – critiques – Les combattants de l’impossible – Pierre Daix

    Les Combattants de l’impossible Pierre DAIX Collection RL-TémoignageJeudi 21 Novembre 2013Prix : 20 € Résumé du livrePierre Daix, grand résistant lui-même, réhabilite le combat des premiers résistants communistes en montrant comment et pourquoi celui-ci fut délibérément ostracisé par le Parti pendant plus de soixante ans. …    

ebook – livre numérique – critiques – Derrida – Benoît Peeters

« Quand je signe, je suis déjà mort », écrivait, dans Glas, Jacques Derrida. Le philosophe a disparu il y a dix ans, le 8 octobre 2004, à l’âge de 74 ans, mais la mort n’avait pas attendu pour porter son sceau sur l’œuvre et s’en donner comme le principe perturbateur. Car qu’est-ce que sa pensée, la déconstruction, sinon une façon de critiquer les évidences familières de la présence, de mettre en doute les certitudes acquises, pour plonger ailleurs, en un saut bien plus risqué, dans les limbes de la présence-absence, toujours spectrale et ambiguë ?Le dixième anniversaire de la mort du penseur témoigne sans conteste de cette spectralité, à travers une salve de rééditions – le collectif, inédit, Appels de Jacques Derrida (éd. Hermann) faisant exception –, retour de textes déjà parus, fantômes corrigés à moitié déguisés, sur et de Derrida. Dans la première catégorie, le bien nommé Cryp­tes de Derrida, du philosophe Jacob Rogozinski, s’interroge sur la possibilité, voire la nécessité, de faire le deuil de Derrida, lui-même étant obsédé par cette question : « cette terrible logique du deuil dont je parle tout le temps, qui m’occupe tout le temps ». Une « infidèle fidélité » bien décidée à déconstruire la déconstruction, à en chercher les « cryptes » de sens impensées… Plus pédagogue dans son approche, Marc Goldschmit réédite son très utile précis, Jacques Derrida, une introduction (éd. Pocket), qu’on pourra opportunément croiser avec la lecture de la biographie de Benoît Peeters, Derrida (éd. Flammarion). Le biographe rappelle que Derrida regrettait de ne pas entendre les philosophes parler davantage de leur vie privée, de leurs sentiments…D’outre-tombe, Derrida continue à nous adresser les siens. « Il n’y a pas de destination, ma douce destinée » : la passion hante La Carte postale (éd. Flammarion), roman d’amour épistolaire doublé d’une théorie de l’envoi et de « l’effet postal », à partir de La Lettre volée, de Poe, de Freud et de Lacan. « Ce que je préfère, dans la carte postale, confie Derrida, c’est qu’on ne sait pas ce qui est devant ou ce qui est derrière, ici ou là, près ou loin. » Ce motif si derri­dien de l’entre-deux, de l’espacement, traverse Le Dernier des Juifs, recueil de deux textes bouleversants dans lesquels Derrida évoque son rapport à la judéité, qui prit d’abord la forme d’un coup porté contre lui : son exclusion de l’école à Alger, à cause des lois antisémites de Vichy – « un déni de droit plutôt que le droit d’appartenir à un groupe légitime ». « J’appartiens à ce qui ne m’appartient pas. »

ebook – livre numérique – critiques – La scène de ce drame est le monde – Michel Camdessus

La scène de ce drame est le monde de Michel Camdessus

ebook – livre numérique – critiques – Introduction au hip-hop management – Jean-Philippe Denis

Introduction au Hip-Hop management de Jean-Philippe Denis

ebook – livre numérique – critiques – Un espion au Vatican – Branko Bokun , Mario Pasa , Daniele Momont

Un espion au Vatican, 1941-1945 : récit de Branko Bokun

Critiques – Histoire de la modernité – Jacques Attali

    Histoire de la modernité Jacques ATTALI Collection RL-EssaiJeudi 31 Octobre 2013Prix : 18 € Résumé du livreLa modernité, c’est le refus de l’ordre en place, le désir de penser autrement le monde : la modernité est vieille comme le monde.    

ebook – livre numérique – critiques – Ainsi fait-il – Caroline Pigozzi , Henri Madelin

Ainsi fait-il de Caroline Pigozzi et Henri Madelin

ebook – livre numérique – critiques – Quand l’austérité tue – Samuel Sfez , David Stuckler , Sanjay Basu , Les Économistes Atterrés

Quand l’austérité tue de David Stuckler et Sanjay Basu

ebook – livre numérique – critiques – Le miroir brisé – Jonathan Coe

Claire, huit ans, découvre dans une décharge un morceau de miroir en forme d’étoile. Pour la jeune fille, la trouvaille se révèle extraordinaire puisque ce miroir reflète non pas la réalité mais « des choses deux fois plus passionnantes et cent fois plus magiques que le quotidien prosaïque qui l’entoure de toutes parts. » Alors non, Claire ne basculera pas, tel Alice, de l’autre coté du miroir.

ebook – livre numérique – critiques – Les hommes de l’ombre – François Dosse

Empires, baronnies, dynasties, mais aussi défis, prises de risque et rivalités : ces douze hommes et une femme, tantôt en colère, tantôt tout en diplomatie, sont des éditeurs français, parmi les plus réputés. Ils incarnent l’âge d’or de l’édition, à une époque, à partir des années 1960, qui a vu croître ou renaître des maisons prestigieuses, des collections et donc, aussi, surgir de fortes personnalités d’éditeurs. Le biographe François Dosse marie habilement les hauts faits et les anecdotes, pour faire revivre ces figures, qui sont alors au carrefour des responsabilités éditoriales et financières conjuguées. Hommes de l’ombre, vraiment, comme le suggère le titre ? François Dosse voulait sans doute rappeler que, peu connus du grand public, ils étaient à la manoeuvre tout en restant en coulisses, dans une position de « passeurs » entre les auteurs et les lecteurs. Pourtant, ils sont d’abord hommes de pouvoir et de passion, chacun avec une « singularité » qui intéresse Dosse, mais tous soucieux d’assumer un destin de patron, jaloux de leur indépendance, évaluant leur influence à chaque instant, déterminés à imprimer à la maison qu’ils dirigent une identité littéraire.Ils sont donc treize, dont Dosse retrace les itinéraires, souvent croisés car tous se connaissent et, parfois, ont travaillé ensemble : Christian Bourgois, José Corti, Claude Durand, Paul Flamand, Claude Gallimard, René Julliard, Robert Laffont, Jérôme Lindon, François Maspéro, Maurice Nadeau, Char­les Orengo, Jean-Jacques Pauvert et Françoise Verny. D’origine modeste, comme Claude Durand, ou « fils de », comme Claude Gallimard ; énarque en rupture de ban, comme Christian Bourgois, ou libraire, comme José Corti – ces deux derniers moins désireux de constituer un empire que de cultiver l’élégance d’un catalogue dont la fidélité et le talent devaient être les blasons. Bourreaux de travail, ils déjeunent en ville ou jeûnent, dorment souvent peu et établissent des codes pour réglementer leurs rapports aux autres. Les secrétaires, qui font barrage chez Gallimard, ne sont pas de mise chez Corti, lequel fumait la pipe dans les 60 mètres carrés de sa « boutique », rue de Médicis. Et si René Julliard, en réunion, se faisait passer des coups de fil imaginaires de Mendès France, Claude Durand, lui, écourtait les entretiens et décidait vite.La littérature dans tout cela ? Elle défile avec les auteurs cités, découverts ou transfuges, dorlotés ou convoités. Quant aux hommes de l’ombre, leur nom est derrière le catalogue des maisons qu’ils ont dirigées.

ebook – livre numérique – critiques – L’Invention de Dieu – Thomas Römer , Fabian Pfitzmann

L’invention de Dieu de Thomas Römer

ebook – livre numérique – critiques – L’Homme qui a vu l’homme – Marin Ledun

Le propos est directement politique, l’enjeu, pédagogique, comme dans tous les romans de Marin Ledun, qu’ils traitent des nouvelles logiques managériales (Les Visages écrasés) ou des rêves délirants du transhumanisme (Dans le ventre des mères). Ici, c’est de la « guerre sale » contre les militants basques de l’ETA qu’il est question. Les faits : la disparition d’un jeune homme en 2009, enlevé, torturé, tué par des barbouzes lâchés sur notre sol par la police espagnole, avec la complicité active de l’Etat français. Au mépris de toutes les règles de droit. Marin Ledun, à l’instar de son héros, un jeune journaliste novice sur ces questions, s’est plongé dans l’Histoire et sans doute des tonnes de documentation. Le résultat est passionnant, d’autant plus que la fiction n’est jamais sacrifiée. L’Homme qui a vu l’homme est un remarquable thriller, parfaitement construit et vissé, servi par une écriture aussi sèche que précise. Littérature d’abord.

ebook – livre numérique – critiques – L’ange gardien – Jérôme Leroy

Trente ans passés à exécuter les basses oeuvres de l’Unité (un service occulte chargé de  » maintenir l’ordre « ) n’ont pas vraiment entamé l’humanité de Berthet, tueur implacable, certes, mais grand lecteur de poésie et encore capable d’amour. Depuis vingt ans, il s’est donné pour mission de protéger (à distance et sans qu’elle ait connaissance de son existence) une jeune fille d’origine sénégalaise, croisée par hasard à Roubaix et dont la rébellion et l’insouciance l’ont touché : Kardiatou Diop. L’intelligence et la détermination de cette dernière, couplées à l’efficacité de son  » ange gardien « , portent leurs fruits : elle poursuit des études brillantes, entre en politique, et gravit les échelons jusqu’à devenir secrétaire d’Etat dans un gouvernement de gauche. Lorsque son parti décide de la parachuter dans une petite ville de province pour qu’elle se présente aux élections municipales face à Agnès Dorgelles, la virago du Bloc Patriotique (qui a réussi à  » dédiaboliser  » son parti d’extrême droite), l’instrumentalisation semble évidente. Et lorsque l’Unité (qui connaît l’obsession de Berthet pour Diop) cherche à éliminer le vieux soldat, il ne fait aucun doute pour lui qu’une machination vise sa protégée. Avant de se lancer dans ce qui sera peut-être son ultime bataille, Berthet décide de confier son histoire. Il choisit pour cela Martin Joubert, auteur de romans noirs dépressifs, écrivain à gages pour un site Internet flirtant avec l’extrême droite – il y joue le rôle de  » caution de gauche « . En attendant les élections fatidiques, ils entrent tous deux en clandestinité, de manière à déjouer les plans de l’Unité… Au-delà d’un roman noir politique et actuel, L’ange gardien développe un style profond et puissant. Au sentiment d’urgence du propos se superpose une prose atmosphérique et poétique, aux antipodes du polar  » militant  » ou du pamphlet romancé. La structure en trois parties distinctes permet à Jérôme Leroy de varier les points de vue et les modes de narration, d’alterner scènes d’action et scènes sensuelles, considérations  » cliniques  » sur le fonctionnement de la société et approche lyrique des mystères des sentiments humains.

ebook – livre numérique – critiques – Aujourd’hui l’Abîme – Jérôme Baccelli

La Peuplade a encore une fois la main heureuse en publiant le troisième roman du Français Jérôme Baccelli. Un boursicoteur quitte tout, son travail, sa femme et son standing, pour la mer. Attiré par le vide comme par le trop-plein, Pascal veut comprendre l’indicible.

ebook – livre numérique – critiques – Phèdre – Jean Racine , Jacques Perrin

Décidément, la cérémonie des Molières aura été riche en rebondissements : sous le haut patronat de Nicolas Bedos, les invités et les animations n’ont pas manqué… sans que l’on en oublie le théâtre, sans qui, oui, les planches ne brûleraient pas aussi bien, sous le feu de projecteurs avides d’éclairer les visages expressifs de comédiens venus divertir un parterre de spectateurs dont la surprise le disputa soudainement à l’émerveillement lorsque Florence Foresti fit… une déclaration d’amour racinienne à Nicolas Bedos.  Renaud Camus, CC BY 2.0, sur Flickr  Phèdre, Phèdre, Phèdre. Pour qui ne se souvient pas de l’Acte II, scène 5 (c’est une honte : un pareil chef d’oeuvre !), voici un petit récapitulatif. Phèdre aime Hippolyte, qui ne le lui rend pas spécialement. C’est que, voir sa belle-mère se répandre, alors que son propre père, Thésée, pour mémoire, n’est pas au foyer, c’est assez délicat. Ou indélicat.  Et pour célébrer le théâtre, c’est à l’occasion de sa prise de parole que l’humoriste, Florence Foresti, décide d’incarner Phèdre, un instant, pour une déclaration d’amour légèrement revue et corrigée. Voici la version originale :  Ah ! cruel, tu m’as trop entendue !Je t’en ai dit assez pour te tirer d’erreur.Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.J’aime. Ne pense pas qu’au moment que je t’aime,Innocente à mes yeux, je m’approuve moi−même,Ni que du fol amour qui trouble ma raison,Ma lâche complaisance ait nourri le poison.Objet infortuné des vengeances célestes,Je m’abhorre encor plus que tu ne me détestes.Les dieux m’en sont témoins, ces dieux qui dans mon flancOnt allumé le feu fatal à tout mon sang ;Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelleDe séduire le coeur d’une faible mortelle.Toi−même en ton esprit rappelle le passé.C’est peu de t’avoir fui, cruel, je t’ai chassé :J’ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,Pour mieux te résister, j’ai recherché ta haine. De quoi m’ont profité mes inutiles soins ?Tu me haïssais plus, je ne t’aimais pas moins.Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.J’ai langui, j’ai séché, dans les feux, dans les larmes.Il suff

ebook – livre numérique – critiques – Elle qui ne sait pas dire je – Pierre Pelot

La langue est généreuse, dense, elle ne lésine pas sur les détails, riche de couleurs, d’odeurs et de sensations. Elle fouille, retourne sans relâche sa matière, s’enroule et se déroule, imposant peu à peu son rythme et son souffle. Le récit avance par cercles successifs, lent et envoûtant. Pierre Pelot, dont le talent d’écrivain n’est plus à démontrer, procède à la manière d’un archéologue, creusant, strate après strate, toujours plus profond, à la recherche d’une vérité enfouie.Le résultat est une formidable aventure de lecture, une singulière plongée dans le quart-monde rural, au cœur des Vosges qu’il connaît si bien. Voici d’abord le village, « un mauvais ras­semblement de maisons sournoises tapies dans les coteaux et les bandes de ­forêt ». Et des personnages à l’avenant, rugueux, opaques, fermés sur eux-mêmes, ruminant sans cesse rengaines moisies et vieilles mémoires. Le premier vient d’être enterré, emportant avec lui son « secret » de rebouteux. Sa femme, mutique, vissée à sa chaise dans l’ombre de la cuisine. Sa fille, celle qui ne sait pas dire je, qui aurait hérité du don paternel. Un fils à la recherche de l’argent amassé par le vieux, qu’il imagine caché dans les murs. Et Cardo, venu pour sauver sa femme déclarée perdue par les médecins… Le roman croise ces destins qui évoquent Beckett et Faulkner, mêle les voix et les folies, joue avec maestria des niveaux de langue et des patois. Pelot est un gourmand des mots. Et le lecteur est à la fête, bouleversé et ébloui.

ebook – livre numérique – critiques – Eloge de l’amour – Alain Badiou , Nicolas Truong

Source de la critique référencée : eloge de l’amour par alain badiou Eloge de l’amour par Alain Badiou Petit essai , moins de 100 pages , sur ce sujet universel , intemporel , qui intéresse tout le monde ´ Éloge de l'amour ´ L'amour que l'on cherche toute sa vie et qui fait peur lorsqu'on … Continuer la lecture

Critiques – Central Park – Guillaume Musso

Un mois et demi seulement après sa sortie le 27 mars dernier, le nouveau Guillaume Musso, Central Park, s’est écoulé à 360 000 exemplaires, nous apprend son éditeur, se classant ainsi en tête du  classement général GFK des ventes 2014 de livres en France.C’est ce qui s’appelle un démarrage record ! Quelques semaines seulement après la sortie de Central Park, le romancier Guillaume Musso est de retour au top. 360 000. C’est le nombre de lecteurs ayant été séduit par le nouvel opus de l’écrivain antibois. »Je me suis lancé un défi de romancier »Pour ce 11e roman, l’auteur de best-seller avait confié au journal Métro s’être lancé un défi impossible : « L’idée remonte à trois ans, j’étais en promo là-bas, et je me suis lancé un défi de romancier : placer dès la première scène deux personnages dans une situation inextricable, en m’interdisant toute explication surnaturelle ».La situation inextricable de « Central Park »L’histoire nous entraîne sur un banc de Central Park où l’on croise Alice, jeune flic parisienne et Gabriel, pianiste de jazz américain, qui se réveillent un matin menottés l’un à l’autre. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre.  Alors qu’ils tentent de trouver des réponses aux nombreuses questions qu’ils se posent – comment se sont-ils retrouvés là ? D’où provient le sang qui tache le chemisier d’Alice ? Les deux héros vont découvrir une vérité qui va bouleverser leur existence. O.S

ebook – livre numérique – critiques – 1984 – George Orwell , Amélie Audiberti

Ridley Scott avait déjà sorti son film culte, Alien, le huitième passager, mais également Blade Runner, quand il s’est attaqué, en 1984, à la réalisation d’une publicité démente. Fortement inspirée du livre de George Orwell. Big Brother n’était qu’une voix, un regard, omniprésent, et pourtant, si précurseur de notre société contemporaine. Et aujourd’hui, on célèbre le trentième anniversaire de la fameuse publicité qui ne présentait justement pas le produit de la firme Apple. Enfin, le presque-anniversaire.     Big Brother, c’est tout de même un livre culture a plus d’un titre. Souvenirs : « De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. » Et dans son adaptation, mettant en scène Anya Major, la libératrice, et David Graham, le visage de Big Brother, Ridley Scott avait tout de même frappé très fort. Non seulement on savait à peine de quoi il retournait après voir vu la vidéo, mais surtout, on pouvait continuer de s’interroger sur le produit promu.    Chose amusante, le slogan de la publicité annonçait clairement l’arrivée de l’Apple Computer, un produit qui allait faire en sorte que l’année 1984 ne soit pas comme le roman 1984. Tout cela est magique, et comme la légende l’a désormais instauré, c’est le 22 janvier ou le 23 janvier que l’on célèbre la première diffusion de ce spot. Enfin, presque. Presque, parce que ce n’est pas le 22 janvier 1984 que le spot a été dévoilé, mais le 31 décembre 1983, quelques minutes avant minuit, sur KMVT-TV. En réalité, donc, cet anniversaire est plutôt un non-anniversaire. Mais la chaîne ne diffusait que sur la localité de Twin Falls, située dans l’Idaho. Ce choix était judicieux, il permettait à Apple de prendre part à la cérémonie récompensant la meilleure publicité de l’année 1983, et la localisation permettait d’avoir une audience restreinte, et conserver, pour le Super Bowl, une forme d’exclusivité, souligne TUAW. Ce qui n’empêchera pas de reparler de George Orwell, de son livre fantastique sur l’oppression et le contrôle absolu exercé sur les êtres : C’était une journée d’avril froide et claire. Les horloges sonnaient treize heures. Winston Smith, le menton rentré dans le cou, s’efforçait d’éviter le vent mauvais. Il passa rapidement la porte vitrée du bloc des « Maisons de la Victoire », pas assez rapidement cependant pour empêcher que s’engouffre en même temps que lui un tourbillon de poussière et de sable.Le hall sentait le chou cuit et le vieux tapis. À l’une de ses extrémités, une affiche de couleur, trop vaste pour ce déploiement intérieur, était clouée au mur. Elle représentait simplement un énorme visage, large de plus d’un mètre : le visage d’un homme d’environ quarante-

ebook – livre numérique – critiques – Arthus Bayard & les maîtres du temps – Laurent Bettoni

Une jolie découverte pleine d’humour et de charme dans un le monde de 1912.-Fantastique/fantasy/ Bettoni Laurent

ebook – livre numérique – critiques – François Hollande – François Hollande , Claude Estier

REPLAY – Le président ne va plus à la rencontre du public. Ses derniers déplacements ont été discrets et loin de la foule.

ebook – livre numérique – critiques – Un dimanche au bord de la piscine – Sophie Kinsella , Michel Ganstel , Madeleine Wickham

Sujet plus grave et plus grinçant que ses chick lit, ce n’est pas pour rien que Kinsella se transforme ici en Madeleine Wickham. Si le sujet est aussi original qu’intéressant, on regrette surtout de ne pas éprouver de l’empathie pour ses personnages…-Livres et délices/ Kinsella Sophie / Wickham Madeleine, chronique

ebook – livre numérique – critiques – Une vérité si délicate – John Le Carré

Mensonges et trahisons à Gibraltar. Les espions cèdent le pas aux lanceurs d’alerte, observateurs d’une société où même la guerre est marchandise. Solange Pierson lit un extrait du roman de John Le Carré.

ebook – livre numérique – critiques – 7 jours – Deon Meyer , Estelle Roudet

Source de la critique référencée : 7 jours par deon meyer 7 jours par Deon Meyer Le suspense est à la hauteur de l'attente du lecteur avec un final étonnant et crédible finalement ( presque banal) mais c'est pour autant un peu alambiqué et long. je me suis surpris à lire un peu en diagonal. … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Sagesses d’hier et d’aujourd’hui – Luc Ferry

Sagesses d’hier et d’aujourd’hui de Luc Ferry

ebook – livre numérique – critiques – Dire non – Edwy Plenel

Dire non, Ed. Don Quichotte, mars 2014, 168 pages, 14 €  Le dernier livre d’Edwy Plenel, Dire non, est dédié à Stéphane Hessel qui fut membre de la société des Amis de Mediapart. Pour étayer son propos, l’auteur s’appuie sur des auteurs de référence : anthropologues, sociologues, philosophes, politiques, écrivains, poètes. Citons entre autres : Plutarque, Étienne de la Boétie, Antonio Gramsci, Hannah Arendt, Arthur Rimbaud, René Char, Aimé Césaire, Albert Camus, Frantz Fanon, Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Pierre Mendès France, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Où s’origine le fait qu’un sujet est porté à consacrer sa vie à devenir un  lanceur d’alerte ?Ce n’est pas le premier livre dans lequel Edwy Plenel lance un cri d’alarme. Ce n’est pas la première fois qu’il écrit un pamphlet virulent contre le pouvoir présidentiel. Quand il se lançait dans une diatribe amère contre la présidence de Nicolas Sarkozy, on comprenait, beaucoup acquiesçaient. Mais quand il critique la présidence de la gauche, on peut être plus mal à l’aise, surtout au regard des abstentions aux européennes. RédacteurPierrette Epsztein

ebook – livre numérique – critiques – La nouvelle société du coût marginal zéro – Jeremy Rifkin , Paul Chemla , Françoise Chemla

La nouvelle société du coût marginal zéro de Jeremy Rifkin

ebook – livre numérique – critiques – Dans les yeux des autres – Geneviève Brisac

Chaque nouvelle rentrée littéraire (dit-il en vieux briscard alors que cela fait bien quarante ans qu’il n’avait pas lu plus de quatre livres à l’occasion de cette fameuse rentrée) est l’occasion de découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux horizons (eheh). Bon, j’ai essayé du Geneviève Brisac bien que ce nom, en lui-même, ne soit pas très vendeur – mais je reconnais qu’un tel jugement est outrageusement subjectif et bas. Dieu m’en est témoin, j’ai eu toutes les peines du monde à rentrer dans la chose, ne sachant guère sur quel personnage la Geneviève, cherchait vraiment à se focaliser : Molly, Anna (les deux sœurs ennemies), leur mère ou encore Boris, un ancien amant ? Cela est d’autant plus déstabilisant que l’on change de narrateur constamment sans que l’on voit vraiment l’intérêt. Il faut parvenir pratiquement à la moitié du livre pour qu’enfin l’un des personnages, Anna en l’occurrence, prenne le récit à son compte et ce jusqu’au bout (Brisac a-t-elle voulu brouiller les pistes, montrer le reflet d’Anna « dans les yeux des autres » ? Pas vraiment puisqu’il n’y a que Molly qui évoque vraiment sa soeur. Je ne fus en tout cas guère séduit par cette approche des choses… D’autant que l’on reste au final, soyons franc, dans de la littérature très classique au niveau de la structure narrative – bref). Le roman commence à prendre un peu son envol à mi-parcours avec cette histoire d’amour entre Anna et un certain Mareck sur fond de Mai 68. On s’accroche à ce tendre flirt entre les deux jeunes gens tout deux militants de la première heure en se disant qu’on tient là notre sujet. Pas vraiment. Le soufflet retombera en effet très vite, la vie de l’idéaliste Anna semblant destinée à être une longue suite de déceptions. Pas gai, pas gai quand on y songe.Anna va aller de déception en déception, semble accumuler les ennuis comme d’autres les années de retard pour payer leurs impôts, avant de reprendre du poil de la bête et… écrire ce livre qu’on a entre les mains – le refrain est connu. Qu’il s’agisse des rapports conflictuels avec sa sœur (des rapports en symbiose à leur plus jeune âge qui vire à l’aigre), avec sa mère, avec son amant (de l’amour à l’indifférence…), de ses désillusions par rapport « au combat » (même si elle marche surtout au départ sur les pas de sa soeur et de son amant, elle va clairement tomber de haut), de son rapport à l’écriture (après l’écriture d’un ouvrage sur les êtres qui comptaient tant pour elle, sur cette « aventure révolutionnaire », ceux-ci vont l’attaquer en justice et l’Anna, comme disgraciée par ses pairs, va se sans inspiration), le destin de la pauvre Anna a tout du chemin de croix… Brisac nous rend compte des tensions qui s’installent entre ces êtres avec une certaine justesse ; seulement à trop vouloir brasser les personnages ou les événements (la « lutte » de la France au Mexique), elle peine à se concentrer sur un vrai point névralgique – si ce n’est la névrose de son personnage principal. Pas désagréable, non, ni réellement passionnant – à mes yeux, of course.

ebook – livre numérique – critiques – L’Avenir de l’économie – Jean-Pierre Dupuy

L’avenir de l’économie de Jean-Pierre Dupuy

ebook – livre numérique – critiques – Pilate et Jésus – Giorgio Agamben , Joel Gayraud

Pilate et Jésus dans le prétoire de Jérusalem, soit l’un des face-à-face les plus célèbres de l’histoire… Inutile de présenter Jésus. De Ponce Pilate, préfet de Judée, Nietzsche écrit dans L’Antéchrist qu’il est « l’unique figure du Nouveau Testament qui soit digne de respect », connu pour ses répliques : « Qu’est-ce que la vérité ? », « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit », sans oublier « Ecce homo » — prononcé au moment où Pilate remit Jésus à la foule, avant sa crucifixion. Le « vicaire du royaume mondain et le roi céleste » sont les héros du nouveau livre du philosophe italien Giorgio Agamben, un essai serré, haletant comme un bon scénario de film. Creusant son sillon dans les Evangiles, croisant théologie et droit romain, l’auteur lance une question massive : « Pourquoi l’événement décisif de l’histoire universelle — la passion du Christ et la rédemption de l’humanité — doit-il prendre la forme d’un procès ? » Pourquoi celui qui ne juge pas — « la critique radicale de tout jugement est une part essentielle de l’enseignement du Christ : « Ne jugez pas, pour n’être pas jugés » » — doit-il être soumis au jugement d’un juge ? Un juge irrésolu, qui ne prononcera aucun jugement clair, faisant de la crise (krisis, « jugement ») une condition permanente. Le scénario de notre époque ? — Juliette Cerf   | Pilato e Gesù, traduit de l’italien par Joël Gayraud | Ed. Rivages, 110 p., 14 €.

ebook – livre numérique – critiques – Toronto – Collectif

MONTRÉAL – L’entreprise québécoise Nova Bus a indiqué mercredi avoir reçu une commande d’une valeur de 32,6 millions $ de la société de transport collectif de Toronto pour des autobus au diesel. Le fabricant a indiqué qu’il fournirait 55 autobus à la Toronto Transit Commission (TTC) à compter de l’an prochain.

ebook – livre numérique – critiques – Les Réseaux Pour les Nuls – Doug Lowe

Les réseaux pour les nuls de Doug Lowe

ebook – livre numérique – critiques – La Fuite du temps – Lianke Yan , Brigitte Guilbaud

La Fuite du Temps, traduit du chinois par Brigitte Guilbaud, 608 p. janvier 2014, 22 €  On ne saurait trop louer le travail de fond effectué par les éditions Philippe Picquier pour nous faire parvenir le plus grand nombre de textes originaires d’un l’Orient plus ou moins lointain. A l’instar de toutes les littératures, la teneur est forcément inégale, mais régulièrement des romans d’une rare puissance se retrouvent sur les étals des librairies. Sans contestation possible, La Fuite du Temps est de cette trempe.Le dernier roman de Yan Lianke emprunte au genre de la saga en s’intéressant au funeste destin d’un petit village, dit des Trois Patronymes, touché par une singulière malédiction : aucun individu ne survit au-delà de ses quarante ans. Une première audace est réalisée dans la structure même du roman, puisque l’écrivain opte pour une division en cinq livres qui remontent le cours du temps autour de la vie de Siman Lan, dernier chef du village. La Fuite du Temps s’impose à la fois comme un récit sur une obsession collective, la résolution de cette maladie qui abrège la vie, mais aussi sur une poignante histoire d’amour jaillie aux premiers temps de l’enfance. RédacteurAdrien Battini

Critiques – Le dragon du Trocadéro – Claude Izner

En fait, Claude Izner sont deux. Deux sœurs passionnées d’histoire et de Paris. Avec ce roman, elles disent adieu à leur héros, Victor Legris, après douze aventures à la Belle Epoque. Il faut tout relire.

ebook – livre numérique – critiques – Frank Sinatra – Georges Ayache

Georges Ayache signe une biographie savoureuse du crooner de légende.

ebook – livre numérique – critiques – Ma philosophie – Nicolas Truong , Edgar Morin , Stéphane Hessel

Ma philosophie et dialogues avec Edgar Morin, Editions de l’Aube, mars 2013, Coll. Monde en cours, 76 pages, 7 €  Après le succès phénoménal de son vigoureux manifeste Indignez-vous ! publié en 2010, on ne présente plus le regretté Stéphane Hessel, décédé à 93 ans en février 2013.Ce riche petit volume est fait de deux parties.La première, sous le titre L’espèce humaine n’a pas dit son dernier mot, est un dialogue entre le journaliste Nicolas Truong et le dynamique nonagénaire.Edgar Morin se joint à Truong et à Hessel pour la seconde, intitulée Réinventer la politique.Le premier titre exprime a priori la confiance indéfectible de Stéphane Hessel en l’homme, et sa certitude que l’espèce finira par s’ébrouer de ses travers tragiques, de ses élans de barbarie, de la haine qu’elle semble éprouver envers elle-même, de sa tendance maladive à l’autodestruction. RédacteurPatryck Froissart

ebook – livre numérique – critiques – Le Parlement des invisibles – Pierre Rosanvallon

L’essai introductif du projet, qui inclut une collection de petits livres, propose de…

ebook – livre numérique – critiques – L’Inconscient – Sigmund Freud , Olivier Mannoni , Dominique Renauld

Sigmund Freud, né en 1856, a vécu une bonne partie de son existence au cours d’une période où existaient des moyens d’enregistrement. Or il ne subsiste aujourd’hui que peu d’images du père de la psychanalyse, et encore moins de vidéos ou d’enregistrements de sa voix. Le site web Open Culture a relevé ce matin deux spécimens réchappés des années 1930, réalisés peu avant le décès du penseur germanique qui interviendrait en 1939.     Le premier extrait, une vidéo, a été tourné dans un jardin. Commentée par sa fille Anna, elle représente le psychanalyste en pleine conversation avec un ami professeur d’archéologie, une matière pour laquelle se passionnait justement Sigmund Freud.  On l’aperçoit ensuite en compagnie de son chien, un animal présenté comme des plus affectueux par Anna, puis on retrouve le psychanalyste tranquillement occupé à sa séance de lecture en plein air :    L’extrait sonore, quant à lui, correspond à un enregistrement effectué en 1938, depuis son domicile londonien de Maresfield Gardens, à l’attention de la BBC. Bien que cette année-là le fondateur de la psychanalyse souffrait de l’état avancé de son cancer de la mâchoire, Sigmund Freud y résume brièvement sa carrière professionnelle. Un parcours qu’il a débuté en tant que neurologue, cherchant à secourir des patients névrotiques. Il explique qu’il a découvert des faits nouveaux quant à l’influence de l’inconscient dans la vie psychique, sous l’influence d’un ami plus âgé, mais aussi par ses efforts personnels. Il évoque notamment le rôle des pulsions instinctives. C’est de ces constatations que naîtrait une nouvelle science : la psychanalyse, ainsi qu’une nouvelle méthode de traitement des névroses . « J’ai dû payer cher pour ce peu de chance », confie-t-il. Le psychanalyste résume ainsi le fait que ses théories ont eu du mal à se faire admettre et ont parfois été jugées peu recommandables. Mais ce manque de reconnaissance n’allait pas l’empêcher de se trouver quelques élèves et de bâtir son Association Psychanalytique Internationale. La voix de Freud à écouter, ci-dessous :   

ebook – livre numérique – critiques – Leurs gestes disent tout haut ce qu’ils pensent tout bas – Stephen Bunard

Leurs gestes disent tout haut ce qu’ils pensent tout bas de Stephen Bunard

ebook – livre numérique – critiques – Haut vol – Olivier Bleys

Dans sa roulotte tirée par un cheval famélique, l’acrobate Samson Vaillant broie du noir. En cette fin de 19ème, son numéro n’attire plus les foules et l’homme a bien du mal à nourrir sa famille. Samson est un colosse à l’épaule fragile, un hercule qui a grandi en apprenant à briser des chaînes et tordre des barres de fer. Venu à l’acrobatie sur le tard, il se rend compte, à 49 ans, que son

ebook – livre numérique – critiques – Indigo – Catherine Cusset

Ils sont une poignée d’intellectuels français, réunis pour un festival en Inde, un an après les attentats de Bombay. Les uns vont découvrir le pays, d’autres fouillent dans leurs souvenirs. Mais tous attendent beaucoup de ce dépaysement inattendu… Catherine Cusset joue ici le jeu du livre choral et du roman initiatique avec un sens du déséquilibre qui lui va bien. Elle met ses personnages à l’épreuve, observant leurs inquiétudes, opposant à la lenteur indienne l’hystérie européenne, le comique de situation et les tourments quotidiens. Dans la moiteur des jours, la romancière ne se laisse pas envahir par la description exotique, préférant contempler ces créateurs déboussolés. Tellement sûrs de leur puissance hier et brusquement perdus devant les mystères et les menaces d’un pays magnifiquement étranger. — C.F.   Indigo, de Catherine Cusset | Ed. Folio | 336 p., 6,80 €.

ebook – livre numérique – critiques – Le censeur de Baudelaire – Alexandre Najjar , Philippe Séguin

Flaubert, Baudelaire, Sue, Zola et même Maupassant : autant de noms illustres qui ont eu des démêlés avec un certain Pinard, Ernest de son prénom, qui n’est pour la postérité que le censeur de Baudelaire. Et pourtant, il leur en a donné du fil à retordre… il a aussi fait le bonheur de bien des pamphlétairesLire la suiteLa chronique Le censeur de Baudelaire d’Alexandre Najjar est disponible sur Tête de lecture.

ebook – livre numérique – critiques – Le livre secret – Gregory Samak

Gregory Samak a choisi de publier son premier roman, Le Livre secret, directement sur la Toile, au format numérique. Très vite, le succès a été au rendez-vous, rapporte Le Figaro. Sans promotion aucune, l’ouvrage est plébiscité par les internautes au point que l’édition classique finit par s’intéresser à ce titre qui interroge le principe du destin. Le livre a finalement été publié aux éditions Flammarion/Versilio début mai et certains éditeurs étrangers ont déjà acheté les droits de traduction. Avant que son nom ne revienne sur le devant de la scène pour ses talents d’auteur, Gregory Samak est surtout connu pour son parcours flamboyant dans la télévision. Diplômé de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, titulaire d’un DEA télévision et cinéma de la Sorbonne et d’un master spécialisé Médias de l’École supérieure de commerce de Paris, il est cofondateur de la chaîne BFMTV. Il est actuellement directeur monde de l’antenne et du marketing programmes pour Euronews.

ebook – livre numérique – critiques – Amour – Paul Verlaine

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrantD’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aimeEt qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la mêmeNi tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.Car elle me comprend, et mon coeur, transparentPour elle seule, hélas ! cesse d’être un problèmePour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l’ignore.Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonoreComme ceux des aimés que la Vie exila.Son regard est pareil au regard des statues,Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle aL’inflexion des voix chères qui se sont tues. Paul Verlaine Mon rêve familier Entre la pureté des émotions et les convulsions anxiogènes que provoquent les sentiments, l’automne se pointe le bout du nez. Remplies de monotonie profondément funèbre, les couleurs vives du feuillage arrivent à transpercer l’insensibilité amorphe qui habite mon ivresse. Je suis ivre. Ivre de bonheur puisque l’automne me souffle une mélodie réconfortante dans le cou…L’amour se doit d’être mélodieux et réconfortant. Erich Fromm disait dans L’art d’aimer que : « Non point que les gens s’imaginent que l’amour soit sans importance. Ils en sont affamés, ils vont voir d’innombrables films sur des histoires d’amour heureuses et malheureuses, ils écoutent des centaines de chansons d’amour des plus médiocres – et, cependant, presque personne ne pense avoir tant soit peu à apprendre sur l’amour. » Il ne nous est pas donné d’apprendre et de comprendre l’amour, on nous pousse à le vivre et le consommer jusqu’à ce qu’on ressente les contres coups de l’ivresse. À l’ère du capital, où le sentiment amoureux est un machin truc qui se manifeste davantage à la vue d’un objet que d’une âme humaine, l’amour est asphyxié par la pression des pairs qui trouvent que la solitude est un état pathologique. Les relations amoureuses sont caractérisées par la précocité que provoque cette peur généralisée de l’isolement. Cette précocité nous pousse à construire des relations amoureuses sans fondation. Dans ce processus, on oublie de se connaître soi-même et de s’aimer soi-même avant d’aimer l’autre. On quémande l’amour d’autrui, alors qu’on n’est même pas apte à s’accepter soi-même. On offre à l’autre un résidu de sentiment en espérant en retour un amour inconditionnel. Erich Fromm affirmait que « La première démarche qui s’impose est de prendre conscience que l’amour est un art, tout comme vivre est un art. » Vivre c’est aimer, aimer c’est vivre. Aimer de la manière la moins égoïste, la moins humaine. Jacques Lacan nous enseignait quant à lui que « Aimer, c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. » Nous avons tendance à oublier que l’amour consiste toujours à donner et non à recevoir. Cet amour qui échappe à l’égoïsme. Cet amour qui s’accomplit dans la liberté. La liberté qu’on laisse à l’autre de nous aimer, tout comme la liberté qu’on lui laisse de ne pas nous aimer. La liberté de laisser l’autre exprimer son amour envers nous de la manière qui lui est propre et non la manière que nous aimerions que cet amour s’exprime.Après tout le Rêve familier de Verlaine, ne consiste-t-il pas en cela? L’amour dans la compréhension. L’amour dans la liberté. L’amour dans sa réciprocité désintéressée. L’amour qui se manifeste au-delà de l’attente. L’amour qui transcende la volonté d’être aimé en retour. L’amour qui transcende la volonté d’être aimé absolument de la même manière qu’on aime. Finalement, ce qu’on doit retenir de l’amour c’est qu’il « est une activité, non un affect passif; il est un « prendre part à » et non un

L’essentiel de la consolidation des comptes – Eric Tort

L’essentiel de la consolidation des comptes de Eric Tort

ebook – livre numérique – critiques – Le censeur de Baudelaire – Alexandre Najjar , Philippe Séguin

Flaubert, Baudelaire, Sue, Zola et même Maupassant : autant de noms illustres qui ont eu des démêlés avec un certain Pinard, Ernest de son prénom, qui n’est pour la postérité que le censeur de Baudelaire. Et pourtant, il leur en a donné du fil à retordre… il a aussi fait le bonheur de bien des pamphlétairesLire la suiteLa chronique Le censeur de Baudelaire d’Alexandre Najjar est disponible sur Tête de lecture.

ebook – livre numérique – critiques – Le Vertige danois de Paul Gauguin – Bertrand Leclair

Gauguin débarque à Copenhague en 1885 pour y rejoindre sa femme Mette et ses cinq enfants. Il vient de lâcher son emploi de courtier en bourse à Paris et débute une carrière de vendeur de bâches. Mais c’est la peinture qui l’obsède. Bien avant Pont Aven et Tahiti, les débuts sont difficiles. La reconnaissance tarde à venir, les soucis financiers s’accumulent, la vie danoise l’éreinte et les

ebook – livre numérique – critiques – Sois sage c’est la guerre – Alain Corbin

Ces souvenirs de l’historien Alain Corbin sont ceux de l’enfant qu’il fut entre 3 ans et demi et 9 ans, en ces années de guerre qu’il passa à Lonlay-l’Abbaye, Domfront et Essay, en Basse-Normandie. C’est une vie d’autrefois qu’il évoque, au côté d’un père médecin de campagne antillais, catholique pratiquant, exigeant et disponible envers ses patients, dans une communauté paysanne dont les gestes et les outils semblent aujourd’hui appartenir au xixe siècle. Avec une extrême pudeur, Alain Corbin revient ainsi sur la vie qui était la sienne, sur « l’emprise de la religion » ou sur les loisirs d’un gamin sage écoutant les récits d’une vieille femme sur l’occupation par les Prussiens en 1870. La guerre, elle apparaît avec les Allemands, qui occupent sa maison, et, surtout, avec les bombardements et l’arrivée des Américains. Ce texte, très personnel, ne déroge en rien à la méthode qui a toujours prévalu chez cet « historien du sensible » : les flashs qui lui reviennent en mémoire, il tente d’en valider l’authenticité afin d’éviter les reconstructions a posteriori. Un petit texte limpide et pudique, petit bijou d’histoire. — G.H.   | Ed. Flammarion | 160 p., 15 € | Lire aussi : Les Français sous les bombes alliées, 1940-1945, d’Andrew Knapp, éd. Tallandier, 592 p., 23,90 €.

ebook – livre numérique – critiques – Esprit d’hiver – Laura Kasischke , Aurélie Tronchet

« Leur fille était venue sans héritage. Elle était si belle et si parfaite qu’elle n’en avait pas besoin. »Treize ans plus tôt, jour pour jour, Holly et son mari découvraient pour la première fois dans un orphelinat russe leur fille adoptive ,Tatiana. Mais, aujourd’hui, en ce matin de Noël, tout semble conspirer pour que la fête familiale soit gâchée et que les relations mère/fille tournent à l’aigre. Huis-clos oppressant et hypnotique par le ressassement de phrases que Holly voudrait absolument noter, Esprit d’hiver a su me ferrer et ce dès la première page où une indication m’a donné une partie de l’explication. Les indices sont nombreux, autant de cailloux blancs qu’Holly a refusé de voir pendant toute l’enfance de sa fille et avec lesquels son esprit joue en repoussant sans cesse la vérité.Le roman familial d’Holly explique en partie cette attitude dans une société où les gènes semblent si importants.Roman du déni et de la frustration, Esprit d’hiver m’a permis de renouer avec bonheur avec l’univers de Laura Kasischke. Un bel exercice de style qui prend tout son sens à la dernière page. Des avis très différents: Clara, Cuné , Galéa.traduit de l’anglais (E-U) par Aurélir Tronchet,

ebook – livre numérique – critiques – Les Perses – Eschyle

La guerre – Eschyle, Les Perses ; Clauswitz, De la guerre ; Barbusse, Le feu de Étienne Akamatsu, Christophe Cervellon et Gilbert Guislain

ebook – livre numérique – critiques – Le monde futur – Wang Xiaobo , Mei Mercier

Le monde futur, traduit du chinois par Mei Mercier, octobre 2013, 190 Pages, 20 €  La résistance d’un intellectuelLe monde futur est un récit qui se scinde en deux temps. D’abord, le livre s’ouvre sur l’histoire de « L’oncle ». Cet homme, décédé au moment où commence l’intrigue, a été écrivain. Cependant ses œuvres n’ont jamais été publiées : « Mon oncle était écrivain, mais il n’a rien publié de son vivant ». Le narrateur, son neveu, est chargé d’écrire une biographie de cet oncle : « (…) ils sont venus me voir et m’ont demandé de consacrer à mon honorable oncle une biographie ». Et c’est l’occasion pour le narrateur de commenter l’histoire de vie de son oncle et particulièrement ses relations avec les femmes. C’est aussi une opportunité pour ce biographe de mettre en exergue ses propres émois sexuels face à sa tante pour qui il nourrit passion et fantasmes érotiques. Racontée sur le mode de la dérision et de l’humour, la biographie est immédiatement condamnée. Loin d’une narration classique, le livre choque par ses références sexuelles. Le narrateur est accusé de pornographie et devient à son tour un être nuisible à reconditionner. RédacteurVictoire NGuyen

ebook – livre numérique – critiques – Naissance d’un pont – Maylis De Kerangal

Samedi 14 juin, Maylis de Kerangal a reçu le Prix Gregor von Rezzori pour son roman Naissance d’un pont (Verticales, 2010). Ce prix littéraire italien récompense chaque année le meilleur roman étranger.2014 serait-elle l’année Maylis de Kerangal ? Déjà récompensée du Grand prix RTL-Lire, du prix Roman des étudiants France Culture-Télérama et du Prix Orange du Livre pour Réparer les vivants (Verticales, 2014), l’auteure vient d’être une nouvelle fois primée, en l’espace de quelques mois. C’est en Italie qu’elle a cette fois reçu le Prix Gregor von Rezzoni pour son roman Naissance d’un pont, paru en France en 2010 aux éditions Verticales.Un prix décerné à FlorenceCe prix littéraire récompense chaque année le meilleur roman étranger paru en Italie. Il est décerné à l’occasion du Festival delgri Scrittori, qui se tenait du 12 au 14 juin à Florence. Pour sa 4e édition, le festival mettait à l’honneur l’écrivain français Emmanuel Carrère, dont on attend le retour le 11 septembre prochain. Naissance d’un pont a été préféré à quatre autres romans : La nuit recommencée (Seuil, 2014) de Leopoldo Brizuela, Un hologramme pour le roi (à paraître en octobre chez Gallimard) de Dave Eggers, Physique de la tristesse de Gheorghi Gospodinov et C (L’Olivier, 2012) de Tom McCarthy.Un roman déjà priméNaissance d’un pont, de Maylis de Kerangal, avait déjà été récompensé en France en 2010 par le prix Médicis. Il a également été retenu, cette même année, dans les dernières sélections des Grand prix du roman de l’Académie française et du prix Goncourt. Inspiré par la construction du Golden Gate à San Francisco, le livre raconte le chantier de construction d’un pont autoroutier dans la ville fictive de Coca en Californie à travers plusieurs personnages. Il a été réédité en poche chez Folio en 2012.S.J.

ebook – livre numérique – critiques – L’amant du lac – Mémoire D’Encrier , Virginia Pésémapéo Bordeleau

Petite pause de la littérature policière avec un très beau roman d’une auteure amérindienne du Québec. «L’amant du lac» est le deuxième roman de Virginia Pésémapéo Bordeleau, une métisse crie, poète et peintre.Ce petit roman envoûtant nous plonge dans l’Abitibi profonde où l’auteur situe cette histoire d’amour intense, torride et passionnée entre une jeune Algonquine Wabougoumi et Gabriel, un métis.Dépassant le roman didactique sur les us et coutumes des Amérindiens, l’auteure nous décrit avec passion et poésie, la montée grandissante du désir, l’amour euphorique et la danse des corps à la recherche du plaisir de l’autre.Séduit par les mots et les images, emporté par la poésie et charmé par les gestes, le lecteur survole le récit comme un voyeur culturel, en extase devant la beauté des phrases. De plus, les descriptions colorées et sensuelles des différents paysages de l’Abitibi, font de cette région un personnage central de cette histoire d’amour. Les mots de l’auteure éveillent nos sens, provoquent la rêverie et subliment les désirs. Le lecteur se sent immergé dans ces paysages, ces frôlements, cette douceur.Virginia Pésémapéo Bordeleau a écrit une histoire d’amour simple mais malheureusement impossible. Les moments de poésie, les dessins de l’auteure et l’atmosphère sensuelle font de ce roman, un petit bijou de lecture. «L’amant du lac» est un tableau vivant, rempli de mots et d’images, de dessins, qui par osmose, vient toucher notre âme d’un effleurement poétique.Je vous invite donc à lire ces quelques extraits qui vous donneront une idée des sensations provoquées par la lecture de «L’amant du lac».«Un parfum de sève, sucré et frais, mêlé à celui de la vase flottait jusqu’à lui. Il ferma les yeux, distingua l’effluve des peupliers et des sapins qui se tordaient sous les rafales. Il écoutait le murmure de la forêt au-delà des craquements des branches, il entendait le souffle profond des sous-bois palpitants et le poids sur la mousse des pas de lièvres poursuivis par les lynx, les loups, les renards; le raclement des gorges asséchées des victimes et des prédateurs, le cri étouffé de la proie, les battements d’ailes des perdrix mâles juste avant l’accouplement, les gémissements de l’ourse dont les tétines se gonflent de lait pour la portée.»«Je suis un homme aux mouvements liquidesUne rivière qui se couche en cherchant un nouveau lit chaque nuitJe cours vers le fleuve là-haut loin vers le nordDerrière la ligne de partage des eaux …Les amours comme des bois morts me griffent le dosJe dois poursuivre ma vie d’eaucar même si tu me boisQue tu m’as buJe m’échapperai encore et encore …»«Puis les missionnaires, après des siècles d’acharnement, avaient réussi à implanter leur foi dans le coeur des Anishnabegs … Ces Robes noires qui reniaient le plaisir des corps avec leur religion dressée en croyance unique et universelle, en créant un clivage dans leur esprit. Introduire le sens du mal avait été leur plus grande victoire, à ces damnés de l’amour.»Bonne lecture !L’amant du lac<p

ebook – livre numérique – critiques – Corse – Collectif , Vincent Formica , Sarah Meneghello

La huitième édition du festival du polar corse et méditerranéen sera sur les rails le 18 juillet en partenariat avec les Chemins de Fer de la Corse. Au départ de Bastia, de passage à Corte, puis à Ajaccio (le 19 juillet) et au CCAS de Porticcio (le 20 juillet), le rendez-vous 2014 des amateurs de littérature policière s’annonce prometteur: deux rencontres en nocturnes sont d’ores et déjà  au programme, à la librairie Album le 18 juillet à Bastia en présence d’Elena Piacentini, d’Anouk Langaney et de nombreux autres auteurs dont Olivier Collard, Okuba Kentaro, Petr’Anto Scolca, Hervé Sard , Antoine Albertini et Jean-Pierre Orsi, et sur la place Foch à Ajaccio le 19. Une petite surprise de 80 pages attend également les lecteurs : un recueil collectif dédié au train de la Corse, rassemblant Elisabeth Milelliri, Eric Patris, Ugo Pandolfi et Jean-Paul Ceccaldi, est publié  par les éditions Ancre Latine en partenariat avec les CFC à l’occasion de cet événement. Tous les renseignements sur le blog officiel du polar en cavale.

Pour en finir avec l’espèce humaine – Pierre Drachline

Pour en finir avec l’espèce humaine, et les Français en particulier, septembre 2013. 177 p. 15 €  Dans ce livre de Pierre Drachline nous découvrons comme un nouveau Discours de la servitude volontaire, mais depuis le monstre froid de l’Etat a bien grandi et c’est un mal tentaculaire et omnipotent qui nous enserre dans le renoncement de nous-mêmes. Comme La Boétie, Pierre Drachline constate ahuri la force d’inertie des hommes, l’auto-conformation à l’ordre, ce vice de la servilité. Mais point de généalogie de la lâcheté, de simple coups de pinceaux pour tirer le portrait de la médiocrité humaine. La voix tonitruante, l’auteur se déchaîne contre ces abonnés absents du monde, incapables de passions et de désordre, ces nouveaux morts-vivants entre lesquels il passe avec aversion et refus. Il fait partie de ces rares qui conservent le souvenir de leurs droits naturels et sont indomptables. Il y a alors étalé le plus crument possible le dégoût des autres, sauf de quelques rares amis. Mais le misanthrope est son premier poison, tant il est plus aisé de se fondre dans la masse que de la fuir, « il faudrait pourquoi se perdre de vue. Un rêve d’aveugle. » Pourtant, nulle envie de plaire, plutôt celle de déplaire comme il le prétend dans ce livre. RédacteurSophie Galabru

ebook – livre numérique – critiques – Citations philosophiques expliquées – Florence Perrin , Alexis Rosenbaum

Citations philosophiques expliquées de Florence Perrin et Alexis Rosenbaum

ebook – livre numérique – critiques – Sois sage c’est la guerre – Alain Corbin

Ces souvenirs de l’historien Alain Corbin sont ceux de l’enfant qu’il fut entre 3 ans et demi et 9 ans, en ces années de guerre qu’il passa à Lonlay-l’Abbaye, Domfront et Essay, en Basse-Normandie. C’est une vie d’autrefois qu’il évoque, au côté d’un père médecin de campagne antillais, catholique pratiquant, exigeant et disponible envers ses patients, dans une communauté paysanne dont les gestes et les outils semblent aujourd’hui appartenir au xixe siècle. Avec une extrême pudeur, Alain Corbin revient ainsi sur la vie qui était la sienne, sur « l’emprise de la religion » ou sur les loisirs d’un gamin sage écoutant les récits d’une vieille femme sur l’occupation par les Prussiens en 1870. La guerre, elle apparaît avec les Allemands, qui occupent sa maison, et, surtout, avec les bombardements et l’arrivée des Américains. Ce texte, très personnel, ne déroge en rien à la méthode qui a toujours prévalu chez cet « historien du sensible » : les flashs qui lui reviennent en mémoire, il tente d’en valider l’authenticité afin d’éviter les reconstructions a posteriori. Un petit texte limpide et pudique, petit bijou d’histoire. — G.H.   | Ed. Flammarion | 160 p., 15 € | Lire aussi : Les Français sous les bombes alliées, 1940-1945, d’Andrew Knapp, éd. Tallandier, 592 p., 23,90 €.

ebook – livre numérique – critiques – Mr Gwyn – Lise Caillat , Alessandro Baricco

Titre : Mr Gwyn Auteur : Alessandro Baricco Littérature italienne Traducteur : Lise Caillat Éditeur: Gallimard Nombre de pages : 192 Date de parution : mai 2014 Auteur : Écrivain, musicologue, auteur et interprète de textes pour le théâtre, Alessandro Baricco est né à Turin en 1958. Dès 1995, il a été distingué par le […]

ebook – livre numérique – critiques – Une enfance de rêve – Catherine Millet

Titre : Une enfance de rêve Auteur : Catherine Millet Éditeur : Flammarion Nombre de pages : 283 Date de parution : avril 2014 Auteur : Catherine Millet, née en 1948 à Bois-Colombes, est critique d’art, commissaire d’exposition et écrivain français. Fondatrice de la revue Art Press, personnalité de l’art contemporain, elle s’est fait connaître […]

ebook – livre numérique – critiques – Le monde comme il me parle – Olivier De Kersauson

Dans son dernier livre Le monde comme il me parle (Cherche midi) le tout jeune retraité Olivier de Kersauson livre ses réflexions sur le monde qui l’entoure. Il porte notamment un regard acéré sur les événements de Mai 68.Récemment retiré de la compétition, le navigateur Olivier de Kersauson trouve en cette rentrée, une nouvelle échappatoire dans la littérature. Son dernier livre paru au Cherche midi Le monde comme il me parle, est une somme de réflexions personnelles entre autobiographie, souvenirs et discussions de comptoir. « Quand je les ai entendus parler de leur ‘révolution’, j’étais tordu de rire ! »Ayant très tôt développé un goût pour l’évasion et la liberté, il livre notamment son sentiment sur les « événements de Mai 1968 » : « Quand je les ai entendus parler de leur « révolution », j’étais tordu de rire ! Les seules choses qui m’aient amusé furent les slogans : ‘Il est interdit d’interdire.’ Mai 68 est une histoire d’enfants gâtés. Ces types qui révolutionnent n’ont pas connu le même monde que moi », explique le navigateur qui se revendique d’une enfance passée dans une famille et une France « conservatrice » et marquée par la guerre. « Mai 68 n’a changé que la vie de quelques-uns » »Ce n’est pas Mai 68 qui fait changer les idées, c’est parce que les idées ont changé que Mai 68 arrive, poursuit-il. La guerre d’Algérie est finie, les guerres sont finies. Mai 68 n’a changé que la vie de quelques-uns à qui on a expliqué, à coups de barricades, qu’il y avait peut-être autre chose à faire que de filer en usine. En plus, ils ont, pour un certain nombre, fini par aller directement à l’usine. »Vingtième ouvrage d’Olivier de Kersauson, Le monde comme il me parle est disponible en librairie depuis le 19 septembre.O.S

ebook – livre numérique – critiques – Rap’n Philo – Francis Métivier

Qui vous a dit que les révisions du bac philo devaient nécessairement être un calvaire ? Certainement pas Francis Métivier qui a encore trouvé un moyen très original de faire passer les notions philos ou plutôt les anti-notions dans le flow des plus grands rappeurs français. « Rap et philosophie partagent un esprit critique, subversif, qui opère la construction d’une idée et d’une œuvre par la déconstruction des raisonnements déjà établis », affirme Francis Métivier dans l’introduction de son nouveau livre Rap’n philo (Le Passeur). Transformer Platon, Socrate ou Hegel en blazesDeux ans après avoir affublé les grands sages de l’antiquité – Platon, Socrate, Diogène – de blousons de cuir, de guitares et de piercings dans Rock’n philo (Bréal), le – pourtant très sérieux !- docteur en philosophie et professeur de lycée peut-il vraiment oser transformer ces noms de philosophes en blazes et les imaginer en casquettes et pantalons taille basse ? Il peut le faire ! Et il l’a fait, imaginant les rappeurs et les philosophes dans un dos à dos qui s’apparente presque aux « featurings » des albums : « Le rap, selon lui, est une contre-philosophie. A ce titre, il est philosophique dans le sens où il est habituel que la philosophie critique la philosophie. Concrètement, le rap ne parle pas d désir mais il parle à la frustration ; il ne parle pas de la justice mais à l’injustice ; il ne parle pas de la paix, mais à la violence ; il ne parle pas de la vérité mais au mensonge ; il ne parle pas de la démonstration rationnelle, mais au jugement de valeur sur les apparences ».La lutte dialectique d’EminemCe jeu de miroir, il l’observe de façon convaincante chez Eminem dont il compare les battles dans le film 8 Mile à l’expression d’une dialectique hégélienne, « lutte à mort symbolique, véritable tuerie sociale ». Mais aussi chez Rohff chez qui il discerne une volonté de puissance nietzschéenne dans des albums comme « Au-delà de mes limites ». Chez Booba, il repère une appréhension du temps qui s’approche de celle de Heiddegger et il entend chez Oxmo Puccino des réflexions sur l’ironie et les mensonges développées par Kierkegaard. Oxmo Puccino : « Même les gros duos débutent face à face… »Des « gros duos », comme le chante Oxmo Puccino dans le morceau que nous avons choisi pour illustrer sa rencontre filmée avec l’académicien Erik Orsenna – sur le même principe que ce livre – qui, dit-il dans la chanson « Pas ce soir », « débutent face à face. Puis de côte à côte passent dos à dos ». Une façon originale de réviser les grandes notions philosophiques mais aussi une réhabilitation – sous une forme inattendue – du rap qui, selon l’auteur du livre, « même dans sa dérive varièt’ et « commerciale » garde son essence : inoffensive violence des mots – même les plus poétiques -, des timbres vocaux – même les plus doux -, des rythmes, même les plus acid jazz – et des instruments – même les plus électroniques ». L.M. 

ebook – livre numérique – critiques – Citations philosophiques expliquées – Florence Perrin , Alexis Rosenbaum

Citations philosophiques expliquées de Florence Perrin et Alexis Rosenbaum

ebook – livre numérique – critiques – Caprice de la reine – Jean Echenoz

Sept récits, sept lieux. Autant d’idées fixes suivies avec la perfection formelle qui caractérise Jean Echenoz.

ebook – livre numérique – critiques – Où le monde minéral choisit-il ses couleurs ? – Martial Caroff

Où le monde minéral choisit-il ses couleurs ? de Martial Caroff

ebook – livre numérique – critiques – Descendance – Dany Boudreault , Maxime Carbonneau

Quelque part en région, dans le creux d’une ville où les Therrien ont l’habitude de se réunir au jour de l’An en faisant comme s’ils avaient envie de se voir, la lutte perpétuelle à l’ennui et à l’indifférence prend un détour imprévu. La présence d’une caméra vidéo et le départ d’un membre du clan annoncent une soirée où la famille sera mise à rude épreuve. Ayant envie de marier leurs univers créatifs depuis longtemps, Dany Boudreault et Maxime Carbonneau ont trouvé la prémisse de Descendance lors d’un party de famille auxquels ils étaient tous deux conviés. «L’hôte de la soirée avait acheté une caméra pour filmer la soirée. Quand les sujets de conversations abordés chaque année ont été épuisés, il a projeté la vidéo. La famille a été confrontée à ce qu’elle avait vécu 45 minutes plus tôt, et les gens commentaient comme s’il s’agissait de souvenirs lointains. On trouvait ça hyper puissant que les personnages de notre pièce deviennent les spectateurs de leur propre vécu», raconte Maxime Carbonneau.Le point de vue sur la soirée est d’autant plus particulier qu’il s’agit du dernier jour de l’An de cette famille. «La grand-mère vit un Alzheimer accéléré et l’une des petites filles annonce qu’elle part vivre à l’étranger. Comme ces deux-là quittent, la famille sait qu’elle n’aura plus de raisons de se réunir. Donc tout le monde veut archiver les meilleurs moments et en profiter comme si on venait d’annoncer la fin d’une espèce.»Colorée de grisaille et de pessimisme, l’histoire du tandem laisse également filtrer plusieurs touches de lumière. «Il y a beaucoup de ténèbres dans le texte, mais ça demeure une déclaration d’amour à la famille. On a abordé le texte comme une tragédie familiale, mais avec beaucoup d’humour.»Formé en interprétation au Conservatoire d’art dramatique de Montréal et vu comme acteur dans Musique pour Rainer Maria Rilke au Théâtre Denise-Pelletier à l’hiver 2012, Maxime Carbonneau affirme avoir amorcé l’écriture pour combler un manque. «Je sentais une carence en parole d’artiste en tant qu’interprète, alors je me suis mis à écrire. Pour moi, c’est une autre façon de rejoindre mon humanité et mon propre inconscient, une façon différente de creuser et de me comprendre. Je n’ai jamais voulu écrire pour me faire jouer davantage.»Habitués de travailler sur leurs projets d’écriture individuellement (Boudreault a écrit [e], alors que Carbonneau a créé Winnebago et co-écrit le iShow), les deux artistes ont dû apprivoiser le travail à quatre mains. «Il a fallu prendre le temps de développer une méthode, mais on s’est entendu rapidement sur la courbe de l’histoire, le récit et les personnages. On connaissait la pièce super bien avant de l’écrire. Quand on est parti écrire chacun de notre côté, on savait que nos scènes allaient se rejoindre. Une nouvelle entité s’exprimait à travers nos quatre mains.»Dans le projet Descendance, Carbonneau a également la possibilité de pousser plus loin ses habiletés de metteur en scène, en dirigeant de jeunes visages (Rachel Graton, Julien Lemire, Raphaëlle Lalande) et des acteurs de grande expérience (Louise Turcot, Annette Garant, Martin Faucher). La renommée de ces derniers n’a pourtant pas intimidé le jeune homme bien longtemps. «Je me suis rapidement rendu compte qu’ils n’étaient pas plus difficiles d’approche parce qu’ils avaient 20 ou 30 ans de métier.»Malgré la confiance en leurs moyens, les deux auteurs n’ont pas hésité à faire appel à Stéphane Lafleur afin de scénariser une portion vidéo qui sera projetée durant la pièce. «Étant donné que les personnages font leur propre film durant la soirée, on aimait l’idée de ne pas intervenir dans leurs images en tant qu’auteur. Stéphane est un artiste qu’on admire beaucoup comme auteur, chanteur et réalisateur. Avec sa façon de voir les relations et la famille, on avait l’impres

ebook – livre numérique – critiques – Pastorale américaine – Philip Roth

Le réalisateur Philip Noyce n’en démord pas : il se chargera de l’adaptation de Pastorale américaine au cinéma, ou celle-ci ne sera pas. 18 ans après sa sortie, le roman de Philip Roth pourrait finalement être porté à l’écran pour l’année prochaine, sur un scénario rédigé de longue date par John Romano. Et Ewan McGregor figurerait au casting. Ewan McGregor, en 2009 (Courtney, CC BY 2.0)  Aux dernières nouvelles, l’homme derrière la caméra s’appelait Fisher Stevens, mais Noyce tient visiblement à son poste. Il a réussi à ajouter Ewan McGregor au casting, sans que les noms de ses collègues ne soient connus. McGregor incarnera Seymour « Swede » Levov, personnage principal de Pastorale américaine, un homme d’affaires du New Jersey quelque peu secoué par les luttes sociales de la fin des années 1960. Si le scénario est disponible, le tournage du film ne commencera vraisemblablement qu’en 2015, une fois la totalité du casting réuni. Peu après l’obtention du Prix Pulitzer pour le roman, en 1998, une version cinématographique avait été annoncée, avec Paul Bettany et Jennifer Connelly, mais l’actrice avait définitivement démenti sa participation en 2010. Philip Noyce, le réalisateur, a notamment signé Le Saint, Bone Collector ou Salt, ainsi que quelques téléfilms.

ebook – livre numérique – critiques – Roman américain – Antoine Bello

Vlad Eisinger, journaliste économique américain, publie une série d’articles sur le marché du « life settlement ». Cette pratique, qui consiste à revendre à des tiers des assurances-vie en cours, est devenue un véritable marché aux Etats-Unis, sur lequel assureurs et investisseurs opposent leurs intérêts respectifs jusqu’aux limites de la légalité. Vlad étudie ce phénomène à travers le microcosme d’une résidence de Floride, Destin Terrace, où cohabitent des personnes ayant revendu leurs assurances-vie et des investisseurs qui ont bâti leur fortune sur ce marché. Dans la résidence vit l’autre narrateur du roman, Dan Siver, écrivain sans succès, qui décrit de l’intérieur les répercussions tragicomiques des articles de Vlad sur les membres de la communauté. Avec une virtuosité exceptionnelle, Antoine Bello trace un portrait de l’Amérique contemporaine à travers le prisme d’un phénomène économique et financier emblématique. Il mélange littérature et économie dans un roman vif, drôle et original, qui est à la fois une radiographie de l’économie capitaliste dans ses extrémités et une réflexion sur les armes propres à la littérature pour donner à voir le monde.

ebook – livre numérique – critiques – Le collier rouge – Jean-Christophe Rufin

Jean-Christophe Rufin

ebook – livre numérique – critiques – Aux frontières de la soif – Kettly Mars

Titre : Aux frontières de la soif Auteur : Kettly Mars Éditeur : Mercure de France Nombre de pages : 170 Date de parution : janvier 2013 Auteur : Kettly Mars est née en 1958 à Port-au-Prince, Haïti, où elle vit toujours. Elle est l’auteur de cinq romans dont Saisons sauvages. Présentation de l’éditeur : […]

ebook – livre numérique – critiques – Indétectable – Jean-Noël Pancrazi

Jean-Noël Pancrazi rend dignité et humanité à un homme sans papiers ni visibilité. Un plaidoyer pour le respect des hommes.

ebook – livre numérique – critiques – Un verger au Pakistan – Peter Hobbs , Julie Sibony

« J’ai passé quinze ans en prison. J’ai vingt-neuf ans. Mon corps est celui d’un homme bien plus âgé. Une relique que je connais trop intimement : ces cicatrices, cette silhouette brisée. Toutes ces années ! Elles m’ont tout pris. Ma santé et ma famille. Elles m’ont pris la personne que j’aurais pu être et m’ont rendu à la place la moitié d’un homme, une ombre. »Nord du Pakistan. Après un

ebook – livre numérique – critiques – Marguerite Duras – Alain Vircondelet

Marguerite Duras aurait eu 100 ans en avril, l’occasion de célébrer cette femme fascinante et écrivain à la prose musicale unique qui continue de séduire à l’étranger et en France, où certaines de ses oeuvres reviennent sur les planches et en librairie. La vie de Marguerite Duras, née Marguerite Donnadieu en Indochine française, dans la banlieue de Saigon, le 4 avril 1914, est aussi celle d’une enfant du siècle, d’une femme engagée dans les combats de son temps. Cependant, assurait la romancière et dramaturge, « ce qu’il y a dans les livres est plus véritable que ce que l’auteur a vécu ».En France, une dizaine de pièces de Duras, disparue le 3 mars 1996 à Paris, sont à l’affiche cette année à l’occasion du centenaire de sa naissance. »Son personnage continue de fasciner. Ce qui m’intéresse c’est l’auteur, un auteur immense. J’espère que le personnage n’éclipsera pas l’auteur », dit à l’AFP Laure Adler, qui a publié une biographie de Marguerite Duras en 1998. « Elle intéresse beaucoup à l’étranger. Ma biographie a été énormément traduite et va paraître en chinois le mois prochain. Marguerite n’en reviendrait pas ! », s’exclame la journaliste qui a travaillé plus de sept ans sur cet ouvrage, au fil d’entretiens. « Barbara de la littérature » »Duras a inventé une forme d’écriture chantée parlée », rappelle-t-elle. « On a envie de mémoriser les textes comme une ritournelle. C’est une sorte de Barbara de la littérature ».Gallimard, principal éditeur de Duras avec Minuit, a programmé plusieurs parutions, dont les derniers tomes de ses OEuvres complètes qui paraîtront le 13 mai dans la Bibliothèque de la Pléiade, accompagnés d’un Album Marguerite Duras. Les volumes I et II sont parus en octobre 2011. Le 3e volume rassemble les livres publiés entre 1974 et 1984, année de la parution de « L’amant », succès phénoménal et prix Goncourt. Le dernier tome réunit les livres publiés de 1985 à 1995, caractérisés par de nombreuses « réécritures » de textes déjà parus.Gallimard remet également en vente une quarantaine de titres de son fonds comme, le 13 février, « Outside » suivi du « Monde extérieur » en Folio. Les éditions de Minuit publieront elles en avril, en poche, « Yeux bleus cheveux noirs », et remettront en vente 15 titres dont 7 en poche et le coffret « Marguerite Duras de Trouville » d’Hélène Bamberger.Plusieurs biographies sont aussi dans les tuyaux, telle celle d’Olympia Alberti, « Marguerite Duras, une jouissance à en mourir », le 27 février, au Passeur. Le Livre de poche éditera le 12 mars « C’était Marguerite Duras » de Jean Vallier, paru initialement chez Fayard.Alain Vircondelet, ami intime de Duras, dont une nouvelle édition de sa biographie, « La traversée d’un siècle », est parue chez Plon en novembre, signera le 12 mars « Rencontrer Duras » chez Mille et une nuits.Fin 2013, étaient déjà parus « Marguerite Duras: l’écriture de la passion » de Lætitia Cénac (La Martinière) et la belle mise en images de sa vie et son oeuvre par Laure Adler, rassemblant des documents puisés dans le fonds légué par Duras à l’IMEC (Institut mémoires de l’édition contemporaine).cha-mpf/prh/cac

ebook – livre numérique – critiques – Les Invasions quotidiennes – Mazarine Pingeot

CHRONIQUE – Bernard Lehut évoque chaque dimanche midi des ouvrages qui marquent l’actualité littéraire. Cette semaine : « Les invasions quotidiennes » de Mazarine Pingeot, chez Julliard.

ebook – livre numérique – critiques – Les frères Sisters – Patrick De Witt , Philippe Aronson

1851. Eli et Charlie Sisters sont des tueurs à gages installés dans l’Oregon. Deux frères, le Bon et la Brute, au service du Commodore qui les envoie à Sacramento pour en finir avec un chercheur d’or. La route est longue, près de mille kilomètres, et les rencontres ne manqueront pas. Mais le terme du voyage révèle un secret, des rivières de sang et la conscience que la fratrie n’est pas un vain mot. Formidable western, à la fois réaliste et parodique, Les Frères Sisters va au-delà de l’hommage à un genre littéraire. Patrick de Witt (né en 1975 à Vancouver) a de l’humour, un vrai talent narratif, et il sait créer un plaisir de lecture avec une réflexion sur le thème de l’aventure.

ebook – livre numérique – critiques – Volpone – Stefan Zweig , Aline Oudoul , Jérôme Orsoni

Volpone, traduit de l’allemand par Aline Oudoul, mai 2014, 208 pages, 7,60 €  Librement adaptée de la pièce de Ben Jonson écrite en 1606, Volpone est une comédie en trois actes de Stefan Zweig, jouée dès 1925 avec un retentissant succès dans toute l’Europe, succès amplifié en 1928 par la nouvelle traduction-adaptation française faite par Jules Romain à la demande de Stefan Zweig.La trame est connue et respecte dans les grandes lignes les ressorts des comédies élisabéthaines du XVIe siècle. L’action se situe dans la prospère Venise du Cinquecento italien. Volpone (le renard) est un riche Levantin, en apparence célibataire et sans enfants. Autour de lui gravitent quelques notables, l’avocat Voltore (le vautour), le vieux gentilhomme avare Corbaccio (la corneille) dont le fils Leone est capitaine de la Flotte, et le riche marchand Corvino (le corbeau), mari jaloux et possessif de la prude Colomba. Mosca (la mouche), sorte d’homme à tout faire, serviteur dévoué et parasite au tempérament jouisseur, travaille au service de Volpone. Quant à Canina, la courtisane tombée enceinte, elle ne rêve que d’un beau mariage pour assurer ses vieux jours. RédacteurCatherine Dutigny/Elsa

ebook – livre numérique – critiques – Tempéraments philosophiques – Peter Sloterdijk , Olivier Mannoni

Tempéraments philosophiques, de Platon à Foucault, traduit de l’allemand par Olivier Mannoni, janvier 2014, 160 p. 7,50 €  Dis-moi quelle est ta philosophie, je te dirai qui tu es…Ce petit livre est un recueil de préfaces que Peter Sloterdijk signa, en tant qu’éditeur, dans le cadre d’une collection dont le but était de présenter les auteurs et leur philosophie en leur donnant la parole, c’est-à-dire en offrant un choix de leurs textes annotés par « un certain nombre d’excellents érudits ». Réunis, alors que là n’était pas leur vocation, ces courtes présentations de sept pages en moyenne, dessinent, selon les propres mots du philosophe allemand, « non pas une histoire de la philosophie, mais tout de même une galerie d’études de caractères ». Son titre, quant à lui, renvoie à l’idée que les philosophies vers lesquelles nous nous portons constituent des indicateurs de qui nous sommes, des miroirs, en quelque sorte : « la philosophie que l’on choisit dépend de l’homme que l’on est ». Dix-neuf philosophes, majoritairement allemands, nous sont présentés, par ordre chronologique. L’occasion de constater « que l’éventail des tempéraments philosophiques […] a la même étendue que celle de l’âme éclairée par le logos » : il est illimité. RédacteurArnaud Genon

ebook – livre numérique – critiques – Regarde les lumières mon amour – Annie Ernaux

Derrière un titre aux accents poétiques, le dernier ouvrage d’Annie Ernaux, Regarde les lumières mon amour revient sur les différents moments qu’elle a vécus, une année entière, dans un hypermarché Auchan.Une expérience qui trouve une place de choix dans le projet « Raconter la vie », initié aux éditions du Seuil par l’historien Pierre Rosanvallon. Pour que s’exprime la voix des « Invisibles » On connaît Annie Ernaux pour ses romans flirtant avec l’autobiographie, à l’image de La Place qui lui valut dès 1984 le Prix Renaudot. Son expérience littéraire se radicalise un peu plus avec son dernier livre qui prend cette fois la forme d’un étrange journal. Trois-Fontaines n’a rien de bucolique, Trois-Fontaines est un immense hypermarché du Val d’Oise. Durant un an, Annie Ernaux s’est attachée à la vie de ce centre commercial. La romancière nous parle alors d’une vie réelle, mais également d’une vie multiple. Dans un hypermarché c’est le monde tout entier qui s’expose, une espèce de condensé de notre civilisation. De quoi donc aborder des thèmes aussi variés que le travail, l’économie, la religion, la mondialisation… Au milieu des grandes questions existentielles, des petites réflexions sur ces indices de rien du tout qui transcendent notre quotidien : « Au rayon fromage, je remarque un couple jeune. Ils hésitent. Comme s’ils n’avaient pas l’habitude, que ce soit neuf pour eux. Faire les courses à deux pour la première fois signe les prémices d’une vie commune. » Regarde les lumières mon amour est une sorte de radiographie intime des hypermarchés. Un projet pour « Raconter la vie » Ce dernier livre d’Annie Ernaux trouve tout logiquement sa place chez les éditions du Seuil. En effet, le projet Raconter la vie, développé au début de l’année par l’historien Pierre Rosanvallon et Pauline Peretz, a pour objectif de donner la parole aux vies ordinaires, de représenter la vie dans ce qu’elle délivre de plus évident. Lancé par le biais d’un site internet participatif et d’une collection éditoriale, Raconter la vie se propose en quelque sorte de devenir le chantre des anonymes par le prisme des écrivains et des chercheurs. Dans ce projet de redécouverte du réel, le journal d’Annie Ernaux semble parfaitement cohérent. Il ne reste plus qu’à espérer, dès lors, que les « invisibles » s’intéresseront à leur propre voix.  M.C. 

ebook – livre numérique – critiques – Clair de femme – Romain Gary

Clair de femme, 180 p. 7,90 €  Le désespoir c’est n’avoir plus foi en rien, même en ses « incroyances ». C’est ainsi que nous pourrions donner la note de Clair de femme, à partir de laquelle se décline un véritable hymne à la vie envers et contre tout. Le livre porte très haut ce ton si particulier à Gary, du désespoir heureux, loin du cynisme et de l’ironie de ceux encore trop attachés à leurs illusions. Le désespoir sans gravité ni aigreur, celui qui n’est que la vie qu’on porte malgré soi.Et parce qu’il y a d’innombrables vies, il y a autant de façons de vivre son désespoir. Il y a la possibilité du pathétique, à l’image de Señor Galba que rencontre le narrateur, Michel, dès le début du livre, pauvre clown dresseur, si fier de son caniche teint en rose à qui il apprend à danser un sublime paso-doble avec un chimpanzé « un numéro mondialement connu. Des années d’efforts… L’œuvre d’une vie ». L’humour immanquable de Gary, au creux des délires, des croyances, et des petits combats toujours un peu minables face à l’imperturbabilité de la vie, de ses forces obscures, anonymes, sans égard pour chacun. RédacteurSophie Galabru

ebook – livre numérique – critiques – Je n’aurai pas le temps – Hubert Reeves

Je n’aurai pas le tempsHubert Reeves se livre ici comme il ne l’avait jamais fait.De son enfance québécoise à sa carrière…

ebook – livre numérique – critiques – Karoo – Anne Wicke , Steve Tesich

Saul Karoo est script doctor à Hollywood. Un garçon bedonnant et cynique. Le jour où il décide enfin d’aider quelqu’un, mal lui en prend. Un roman magistral heureusement redécouvert dix huit ans après sa parution.

ebook – livre numérique – critiques – En finir avec Eddy Bellegueule – Edouard Louis

« De mon enfance, je n’ai aucun souvenir heureux ». Ainsi commence le premier roman d’Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule. On pourrait dès lors craindre le récit misérabilisme d’une enfance malheureuse ; il n’en est rien. Edouard Louis raconte l’enfance…Lire la suite →The post En finir avec Eddy Bellegueule – Edouard Louis appeared first on Tête de lecture.

ebook – livre numérique – critiques – Les Lisières – Olivier Adam

Le prix chinois des « Meilleurs romans étrangers du XXIe siècle » a récompensé cinq ouvrages, parmi lesquels Les Lisières d’Olivier Adam. Créé en 2002 grâce à un partenariat entre China Publishing Group et l’Institut chinois de littérature étrangère, le prix des « Meilleurs romans étrangers du XXIe siècle » a décidé de couronner ce roman paru en 2012 en France, chez Flammarion. Etrangement, l’ouvrage d’Olivier Adam ne figurait pas parmi les sélectionnés des grands prix littéraires.Cinq lauréats internationauxCe n’est pas la première fois qu’un roman français est récompensé par ce prix chinois. Marc Dugain, Patrick Modiano, Annie Ernaux et J.M.G. Le Clézio ont déjà reçu ses faveurs. Outre Les Lisières, les autres romans récompensés sont Wir sind doch Schwestern (« Nous sommes pourtant des soeurs ») de l’Allemande Anne Gesthuysen, Mon Lieutenant du vétéran russe de la Seconde Guerre mondiale Daniel Granine, Los Sordos (« Les Sourds ») de l’auteur guatémaltèque Rodrigo Rey Rosa,  Inseparabili (Inséparables, en français) de l’écrivain italien Alessandro Piperno (paru en français chez Liana Levi et lauréat en Italie du Premio Strega 2012).  Un homme à la dériveGrandement salué par la critique, Les Lisières suit le personnage de Paul Steiner, écrivain et scénariste qui décide de quitter son épouse et de revenir sur ses terres natales, auprès d’une famille qui ne lui ressemble plus. Un homme qui, comme chacun, trouve le cœur de sa tourmente dans le fait de chercher sa place, ou au moins un endroit où vivre. S.J. 

ebook – livre numérique – critiques – Matière première – Raphaël Enthoven

Matière première, février 2013, 143 pages, 14,90 €  Halte aux lourds concepts que nul ne comprend. La philosophie n’est pas réservée aux normaliens agrégés, aux écoles de pensée, aux professeurs qui cogitent et réfléchissent sur rien dans un sombre bureau sans jamais sortir de leur office, tel un Kant qui passa sa vie à ne rien achever, à créer, manier, manipuler puis diffuser des concepts déconnectés de la réalité, impossibles à comprendre pour qui n’est pas expert. La philosophie est démocratie, la philosophie n’est pas la tête mais le corps. Raphaël Enthoven incarne ici les grands philosophes de l’antiquité, ceux qui ne philosophaient pas dans un amphithéâtre comble mais qui proposaient leurs idées sur la place publique, là où tous pouvaient les écouter et les comprendre : les pêcheurs, les menuisiers, les badauds, riches et pauvres.Il n’y a pas des sujets qui seraient aptes à la philosophie – l’être, le néant, l’univers, la mort, la vie, l’existence, l’amour – et des sujets qui ne le seraient pas. Tout est prétexte à philosophie : il existe un traitement philosophique de tous les sujets possibles, disait Nietzsche. Le football, le GPS, la carte de fidélité, l’iPhone, les capsules Nespresso, Lady Gaga. RédacteurDavid Campisi

ebook – livre numérique – critiques – Galops – Jérôme Garcin

Source de la critique référencée : un air de liberté (5) – galops : perspectives cavalières ii, jérôme garcin  Invité à un délicieux voyage, le lecteur galope, au fil des pages, au rythme des mots. Que ce soit dans le manège intime, l’équitation, ou dans les arts équestres. Jérôme Garcin, cavalier émérite, virtuose de la … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – La tête ailleurs – Nicolas Bedos

Source de la critique référencée : nicolas bedos : retrouvailles espiègles avec doria tillier autour du livre « la tête ailleurs » [vidéo] Invité sur le plateau du Grand Journal à l’occasion de la sortie de son livre, La tête ailleurs (Robert Laffont), l’impertinent Nicolas Bedos a dû encaisser les commentaires ironiques et amicaux de la Miss … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Mudwoman – Joyce Carol Oates , Claude Seban

Source de la critique référencée : mudwoman, joyce carol oates Mudwoman, 3 octobre 2013, traduit de l’anglais (USA) par Claude Seban, 565 pages, 24 €  « Car nous chérissons plus que tout ces lieux où nous avons été conduits pour mourir mais où nous ne sommes pas morts ».Meredith Ruth Neukirchen est l’incarnation même de la réussite. … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Love Song – Philippe Djian

Source de la critique référencée : lecture : “love song” de philippe djian Quand Daniel, star du rock, sombre et cafardeux, voit débarquer sa femme enceinte d’un autre, tout se déchire. Un récit en lacets, à la tonalité mélancolique. Prix : 12.99 € Buy Now Offer Tutoriel pour la lecture des livres Vous avez une … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Chambre 2 – Julie Bonnie

Source de la critique référencée : chambre 2, julie bonnie Chambre 2, août 2013, 188 pages, 17,50 €  Ce roman est un vertigineux plongeon dans le ventre des femmes, et par là même au cœur de l’âme féminine. On pourrait dire en effet que le personnage principal de ce roman, c’est le corps des femmes, … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Pars vite et reviens tard – Fred Vargas

Source de la critique référencée : « pars vite et reviens tard » : le roman de vargas adapté sur france culture En cette rentrée littéraire, le roman de Fred Vargas, Pars vite et reviens tard, fait l’objet d’un feuilleton radiophonique sur France Culture. Dès ce lundi 23 septembre 20h30, les auditeurs de France Culture pourront découvrir … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Plonger – Christophe Ono-Dit-Biot

Source de la critique référencée : christophe ono-dit-biot invité d’on n’est pas couché pour son roman « plonger » Le journaliste et écrivain Christophe Ono-Dit-Biot sera ce samedi 14 septembre l’invité d’On n’est pas couché. Il viendra défendre son cinquième roman, Plonger, publié le 22 août aux éditions Gallimard. L’auteur y raconte l’histoire d’un père s’adressant à son … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – La Conversation – Jean D’ Ormesson

La conversation de Jean d’Ormesson, mis en scène par Jean Laurent Silvi Théâtre du Petit Montparnasse, Paris. Fiche événement; Dates & Tarifs; Critiques; Presse; Source de la critique référencée : la conversation – théâtre du petit montparnasse | billetreduc.com Prix : 13.99 € Buy Now Offer Tutoriel Vous avez une question ? Posez la ici … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – La Littérature française Pour les Nuls – Jean-Joseph Julaud

Livre : Livre La littérature française pour les nuls de Jean-Joseph Julaud, commander et acheter le livre La littérature française pour les nuls en livraison … Source de la critique référencée : livre – la littérature française pour les nuls – jean-joseph julaud Prix : 15.99 € Buy Now Offer Tutoriel Vous avez une question … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Le capitalisme en dix leçons – Charb , Michel Husson

Téléchargez – Le capitalisme en dix leçons, Michel Husson, Charb – Format du livre numérique : ePub sans DRM Source de la critique référencée : le capitalisme en dix leçons de michel husson, charb … Prix : 9.99 € Buy Now Offer Tutoriel Vous avez une question ? Posez la ici ! Accédez à la … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Éloge de la lecture et de la fiction – Mario Vargas Llosa

Le 7 décembre 2010, Mario Vargas Llosa [la photo provient d’ici], écrivain péruvien, prononce à Stockholm son discours d’acceptation du Prix Nobel de … Source de la critique référencée : « eloge de la lecture et de la fiction » de vargas llosa, prix nobel … Prix : 5.99 € Buy Now Offer Tutoriel Vous avez une … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Rue des boutiques obscures – Patrick Modiano

Le réseau Modian o . La page que vous avez demandée . est désormais disponible ici Source de la critique référencée : rue des boutiques obscures. présentation du roman de patrick modiano Prix : 5.99 € Buy Now Offer Tutoriel Vous avez une question ? Posez la ici ! Accédez à la fiche produit

ebook – livre numérique – critiques – Drinking the elixir of immortal life – Omraam Mikhaël Aïvanhov

Angels and other Mysteries of the Tree of Life. by Omraam Mikhaël Aïvanhov (Author) … is through them that we can be in contact with God.’ Omraam Mikhaël Aïvanhov Source de la critique référencée : angels and other mysteries of the tree of life – omraam mikhaël … Prix : 1.49 € Buy Now Offer … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Un léopard sur le garrot – Jean-Christophe Rufin

Découvrez le livre Un léopard sur le garrot avec un résumé du livre, des critiques Evene ou des lecteurs, des extraits du livre Un léopard sur le garrot, des … Source de la critique référencée : un léopard sur le garrot – evene Prix : 6.99 € Buy Now Offer Tutoriel Vous avez une question … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Head First jQuery – Ryan Benedetti , Ronan Cranley

Free Download – Head First jQuery – In PDF | EPUB | MOBI Format Source de la critique référencée : download: head first jquery – ryan benedetti, ronan cranley Prix : 26.99 € Buy Now Offer Tutoriel Vous avez une question ? Posez la ici ! Accédez à la fiche produit

ebook – livre numérique – critiques – Villa triste – Patrick Modiano

Villa triste est un roman de Patrick Modiano publié le 4 septembre 1975 aux éditions Gallimard et ayant reçu le Prix des libraires l’année suivante. Ce roman a … Source de la critique référencée : villa triste – wikipédia Prix : 5.99 € Buy Now Offer Tutoriel Vous avez une question ? Posez la ici … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Ceux qui vont mourir te saluent – Fred Vargas

Une enquête policière de Fred Vargas dans les vieilles rues pavées de Rome sur fond de vol de dessins de Michel-Ange… Ce roman est un petit bijou ! Source de la critique référencée : ceux qui vont mourir te saluent – fred vargas – livres … Prix : 9.99 € Buy Now Offer Tutoriel Vous … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – Le plaisir – Eric Oudin , Étienne Akamatsu , Mariane Perruche

Le plaisir : La collection « Petite philosophie des grandes idées » retrace, à travers la présentation d’une dizaine de penseurs majeurs, le destin d’un concept-clé. Source de la critique référencée : le plaisir – mariane perruche, eric oudin, étienne akamatsu – savoirs Prix : 9.49 € Buy Now Offer Tutoriel Vous avez une question ? Posez … Continuer la lecture

ebook – livre numérique – critiques – L’horizon – Patrick Modiano

 » Il suivait la Dieffenbachstrasse. Une averse tombait, une averse d’été dont la violence s’atténuait à mesure qu’il marchait en s’abritant sous les arbres … Source de la critique référencée : l’horizon: amazon.fr: patrick modiano: livres Prix : 6.49 € Buy Now Buy Now Accédez à la fiche produit

ebook – livre numérique – critiques – Un endroit pour vivre – Jean-Philippe Blondel

Le narrateur a seize ans et est en première ES. C’est un élève lambda, réservé, sans histoire. Un rêveur qui passe son temps à observer, contempler le monde. Et son monde, justement, change radicalement le jour où le proviseur décide de mettre un terme au laisser-aller ambiant. Pour lui, avant d’être un lieu de vie, le lycée doit être un lieu de travail. La reprise en main se fait à coup de

ebook – livre numérique – critiques – Les capteurs solaires à air – Guy Isabel

Les capteurs solaires à air de Guy Isabel

ebook – livre numérique – critiques – Former se former et apprendre à l’ère numérique – Denis Cristol

Former, se former et apprendre à l’ère numérique de Denis Cristol

ebook – livre numérique – critiques – Main basse sur la culture – Michaël Moreau , Raphaël Porier

Main basse sur la culture de Michaël Moreau et Raphaël Porier

ebook – livre numérique – critiques – L’île du serment – Peter May , Jean-René Dastugue

Du grand Peter May… qui retrouve le ton vibrant, sombre et enthousiasmant de sa trilogie écossaise. Policier oui mais surtout un roman d’atmosphère qui nous touche en plein coeur !-Policiers/thrillers/ Highlands – Ecosse, May Peter

ebook – livre numérique – critiques – La Barricade – Eric Hazan

L’histoire d’un objet qui a disparu du paysage révolutionnaire, bien que la rue soit restée un champ de bataille. Trois siècles d’histoire en fait, brossés par Eric Hazan, des Guerres de Religion à la Commune de Paris qui en signera le dernier acte, symptôme, peut-être, d’une stratégie de tragédie qu’allaient inaugurer les nouvelles batailles populaires dans Paris et sa banlieue. Une invention parisienne, qui finit par s’exporter partout en Europe, mettant en scène les mêmes ustensiles, les mêmes personnages, avec ses gamins de Paris, ses femmes, ses ouvriers, ses étudiants, un personnel constant d’une œuvre tout autant poétique que politique. Tout commença le 12 mai 1588, avec les barricades de la Ligue prenant à leur piège les troupes d’Henri III. Eric Hazan en dessine le ferment : une authentique révolte populaire rencontrant des chefs pressés d’en découdre avec l’autorité centrale, et des troupes retournées, refusant de servir une répression injuste. Soit les ingrédients de la réussite de ces barricades victorieuses que Paris ne connaîtra plus trois siècles plus tard. Le comte de Brissac en serait l’inventeur. Saint-Séverin, Maubert, prodiguant ses conseils, il sut gagner la foule à sa stratégie, transformant les barricades en armes offensives, avançant littéralement sur les troupes pour les enfermer dans leur nasse et contraindre le roi à quitter Paris. Le grand mouvement est là, qui dessine son avant et son après : avant, les barricades au fond ne se contentaient pas d’être de simples objets symboliques, elles étaient une arme, offensive, avançant littéralement sur les troupes, séparant les colonnes, isolant leurs chefs, enfermant peu à peu des soldats désemparés dans leur piège parfait. Après, quand le Pouvoir eut compris ce fonctionnement et se mit à élargir les rues pour en rendre le retranchement impossible, elles devinrent défensives, signant la défaite des comités de quartier contre la puissance d’une répression au commandement unique. Car repliées dans l’identité de la rue-village, des barricades de la faim aux barricades de la révolte, partout l’élément spontanée finit par desservir leur cause. La barricade ne sera plus un engin militaire, mais un instrument politique. Le retournement est aussi là. Delacroix ne s’y est pas trompé, qui montre cependant encore le Peuple rassemblé dans l’assaut qu’il prodigue. 1830. L’apogée de la barricade selon Eric Hazan. Dans un grand mouvement offensif, le peuple enfermera une dernière fois les troupes armées, prises au piège de ce Paris des révolutions. Il restera aux Canuts de Lyon l’héroïsme d’écrire les dernières pages fiévreuses des barricades ouvrières, une poignée d’entre eux embusquée derrière elles, mettant à mal 8 000 soldats déconfits. Viendront ensuite les barricades du désespoir, celles de 1848, celles de la Commune de Paris, indéfendables désormais dans le Paris de Hausmann. Désormais écrit Eric Hazan, « toutes les batailles urbaines où l’insurrection fondera sa logique sur la barricade, seront défaites ». Aucune troupe, aucune police ne sera plus jamais pris au piège. De la barricade, il restera sa fonction symbolique, décryptée par l’auteur : le Peuple à l’épreuve de sa solidarité, de sa détermination, édifiant une vraie scène de théâtre, se créant lui-même derrière les pavés de Paris, subvertissant l’ordre physique de la ville, tout autant que son ordre politique, et disposant enfin d’une tribune depuis laquelle interpeller le monde et le Pouvoir en place. La suite sera plus incertaine. De l’héritage des barricades,

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